YFU Switzerland

Adrien, Estonie 2010/2011

Comment es-tu entré/e dans dans cette aventure?

J’avais reçu des guides de voyage sur l’Estonie que j’avais lu de bout-en-bout et j’avais aussi tenté d’apprendre quelques mots en estonien grâce à un tout petit dictionnaire estonien-français que j’avais miraculeusement trouvé! Mais je n’avais pas appris grand chose et c’est en sachant dire ”bonjour”, ”merci” et ”au revoir” que je me suis envolé vers le petit pays Balte! C’est drôle, quand je relis les mots que j’avais vainement tenté d’apprendre avant de partir et qui me paraissaient si dure à prononcer, ils sont si simple et évident aujourd’hui!

Comment s’est passé l’accueil dans ta famille (d’accueil)?

Ce fut tout simplement génial! Durant toute la durée de l’année, on a passé de merveilleux moment de partage, on passait de soirée entière à table à discuter des différences entre nos deux clutures et ce qui les rapprochaient ou à apprendre la langue de l’autre! Le fait que je parle estonien aujourd’hui, je le leur doit entièrement, tout comme eux-même savent à présent quelques mots de français (qui sonnent si joli avec leur accent!).
Maintenant que je suis rentré en Suisse, on a encore des contactes par e-mails ou par lettre. C’est toujours un si grand plaisir de reçevoir des nouvelles de ce lointain pays balte!

Quelle était ton aventure/ton expérience la plus impressionnante ?

Comme l’Estonie se trouve très au Nord, il y a une grande différences entre les jours et les nuits que l’on soit en hiver ou en été. Et le 23-24 juin, durant la nuit la plus courte de l’année, les Estoniens fêtent ce qu’ils appellent ”Jaanipäev”. Autour d’un immense bûcher, ils dansent, parlent font des jeux durant toute cette nuit qui ne vient finalement jamais, pour continuer directement avec le jour suivant… Et cette fête fut vraiment un souvenir fabuleux, que je me suis promis de fêter avec eux en Estonie l’année prochaine!

Combien de fois et de quelle manière avais-tu contact avec ta famille biologique pendant ton année d’échange?

On avait établit une sorte de code qui établissait qu’on se téléphonait un fois tout les trois semaines. Cela suffisait à se donner des nouvelles sans toute fois tomber dépendant de cette connexion.
On a utilisé Skype seulement deux ou trois fois par année avec toute la famille réunis, moment de rigolade intense, quand chacun se mettait à faire défiler toute sorte d’objet devant la webcam!

As-tu encore des amis d’avant ton année d’échange?

Oui, la plupart sont resté aussi proches qu’avant, bien que quelques uns me soit aujourd’hui plus éloigné. J’ai intégré le même cercle d’amis, bien que celui-ci ait beaucoup changé et évolué durant l’année d’échange, et je m’y sens aujourd’hui parfaitement réintégré!

Comment as-tu passé ton temps pendant l’année d’échange ? Avais-tu un hobby spécial ou une branche scolaire spéciale?

J’étais partit du principe que du moment que je partais pour une année hors du commun, il fallait que j’essaye le plus de chose différent de ce que je faisait en Suisse. J’ai donc testé plusieurs hobby différents, que ce soit dans un groupe (un peu étrange, je dois bien l’avouer) qui se spécialisait dans le jonglage du feu (je fais du cirque en Suisse depuis 10 ans), dans un groupe de danseur de rue (plus jamais de la vie :-)) ou dans le ski de font (à -30 degrés, c’est unique!)! Mais après avoir vus beaucoup de chose, je me suis finalement lançé dans la photographie. J’habitais en pleine campagne l’Estonie est un pays juste magnifique, avec ses lacs, ses immenses arbres qui tendent si loin vers le ciel, sa Mer Baltique hypnotique… Bref, c’était un merveilleux sujet et je ne me lassais pas d’y faire de grande ballade, appareil photo en main!

Quel thème national/international ton pays d’accueil a-t-il spécialement abordé pendant l’année d’échange?

Tout les quatre ans, les Estoniens organisent un immense festival de chant appelé ”Laulupidu” et il s’est trouvé que cette année-là, il était au programme! Réunissant des millier de personne dans une place construite exprès pour ça, la plupart des chants se chantent d’une seul et même voix. C’est pour cela que toutes les chorales et habitants s’entraînent à chanter ces chants pour cette occasion! Ces chants ont donc accompagné mon année d’échange et c’est avec grand plaisir que je les écoute encore aujourd’hui.

Main sur le coeur: Est-ce que tu es tombé/e amoureux/euse de ton année d’échange? De ton pays d’accueil ? de la nourriture ? ou d’une personne ? Qu’est-ce qu’il en est devenu?

Je suis tombé amoureux de la liberté et de l’indépendance dont je jouissais en Estonie. Ma famille n’était pas du genre à mettre beaucoup de limite et comme je n’avais pas de devoirs à faire à l’école, je pouvais disposé de mon temps libre comme je l’entendais.

Une autre liberté que j’ai énormément apprécié est celle d’arriver dans le pays et de pouvoir tout recommencer à notre guise. Ne connaissant personne, personne ne me connaissant, je pouvais tout redécouvrir et construire ainsi sa vie, jour après jour… liberté qui s’est évidemment estompé à fure et à mesure que l’année d’échange se poursuivait et que je connaissais de mieux en mieux mon environnement. Mais c’est avec fiérté qu’on l’a voit disparaître, car ça prouve que l’on avance!

Comment ton année d’échange a-t-elle influencée ta vie d’aujourd’hui?

Comme cela fait à peine une demi-année que je suis revenus, j’ai l’impression que mon année d’échange est présente dans chacun de mes pas. J’ai le sentiment que tout à changé depuis que je suis revenus, que j’ai ouvert les yeux sur un monde qui m’était avant obscurcit par je ne sais quelle méconnaissance. Je me sens aujourd’hui beaucoup plus sûr de moi, beaucoup moins étouffé par la peur de ce que les autres pensent de moi, beaucoup plus”moi”… Bref: MERCI YFU!

As-tu travaillé en tant que volontaire de YFU après ton retour ? Combien de temps ? à quel poste ?

Oui, à quelques occasions. J’ai interviewé une fille qui part aux USA et ce fut une intéressante expérience, surtout que le deuxième interviewer, était celui qui avait mené mon interwiev l’année d’avant! Ca a fait remonter bien des souvenirs!

Sinon, il y avait le ”Choose Your Country Day” à Lausanne et j’y ait participé pour présenter l’Europe. Ce fut une chouette journée, bien que l’envie de retourner en Estonie était plus présent que jamais, à force d’entendre parler YFU!

Je le dis et redis: Partir en Estonie durant une année a été la meilleur décision que j’ai eu à prendre de ma vie jusqu’à présent!

Nathalie, Ungarn 2000/2001

Wie bist du ins Austauschjahr gereist?

Mit der ungarischen Fluggesellschaft Malev ging die Reise von Flughafen Kloten los. Mit 20 kg Gepäck und einem Bündel ungarischer Wörterlisten (wie vor einer Prüfung versuchte ich mir vor der Ankunft noch ein paar Floskeln einzuprägen) flog ich über über den Voralberg, über Linz, Wien, bis zum Plattensee nach Budapest. In Luftlinie gemessen waren dies 790,397 km. Ich freute mich sehr auf den Wilden Osten, dessen Anziehungskraft ausser in meiner kleinen Umgebung ausser mir niemand verspürte.  „Warum gehst Du nicht nach Amerika? “In Australien würdest Du wenigstens Englisch lernen…“ Viel lieber wollte ich aber eine Sprache lernen, von der man sagt, dass ihr sogar der Teufel grossen Respekt entgegen bringt.

Wie war der erste Empfang in deiner Gastfamilie?

In Ungarn waren Ende August immer noch Schulferien, und meine Gasteltern verbrachten die letzten Hundstage auf einer kleinen Donauinsel, unweit von Szentendre, einer kleinen Künstlerstadt, welche für ein Jahr mein neues zu Hause wurde.

Der Empfang war herzlich: Meine Gasteltern boten mir ein kühles Getränk an, und führten mich um die Insel. Meine kleine Gastschwester, Eva, nahm mich am Arm und führte mich, als wäre ich nun ihren „Freitag“, zu Sandbänken und Badestellen. Sie nannte mich „Natty“, ein Kosenamen, welcher im Laufe des Austauschjahres mein neuer Rufnamen werden sollte.

Was war dein eindrücklichstes Erlebnis?

In Erinnerung geblieben ist mir beispielsweise der YFU-Ausflug nach Debrecen, in die zweitgrösste Stadt Ungarns, die nicht weit von der rumänischen Grenze liegt. Die Austauschschüler waren bei einer ungarischen Familie, deren Tochter ein Austauschjahr in Deutschland verbracht hatte, zu einem Mittagessen eingeladen worden.

An die Behausung kann ich mich gut erinnern: Der Boden im Eingang war nur gestampfte Erde und die Kinder sprangen barfuss herum. In der Luft hing der Geruch von Armut und die Möbilierung des Hauses war spärlich. Am Haus fuhren Pferd und Wagen vorbei, Zigeunerkinder waren die Könige der Strasse. Wir assen eine kalte Fruchtsuppe. Man erzählte sich von den ersten Eindrücken Ungarns während der erste Monaten. Bei der Rückkehr nach Budapest dachten wir wohl alle dasselbe: Privilegiert zu sein, in der Landeshauptstadt oder im Westen Ungarns zu leben.

Wie oft und auf welchem Weg hattest du Kontakt zu deiner leiblichen Familie während dem Austauschjahr?

Schon vor meiner Abreise nach Ungarn hatte ich mit meinen Eltern vereinbart, den Kontakt möglichst a minima zu halten. Es war im Interesse beider Seiten, der neuen Herausforderung des Getrenntseins zu begegnen. Der monatliche Austausch reduzierte sich auf Emailkorrespondenz und Briefverkehr. Zu Weihnachten schickten wir uns Geschenke. Weihnachtsguetzli aus Solothurn – und „Szaloncukor“ aus Szentendre (in Glitzerpapier eingewickelte Schokoladebonbons, welche man in Ungarn an den Weihnachtsbaum hängt).

Hast du noch Freunde aus dieser Zeit?

Erstaunlicherweise blieben die Kontakte sehr gut aufrecht erhalten. Zum einen gab es ungarische Schulfreunde, die mir nach dem Austauschjahr weiterhin treu blieben, zum anderen habe ich über die Social Networks in „Vergessenheit geratene Freunde“ wieder gefunden und kontaktiert.

Wie hast du im Austauschjahr die Zeit verbracht? Hattest du ein spezielles Hobby oder Schulfach?

Ungarn gehörte zu denjenigen Gastländern, welche den Austauschstudenten ein Förderungsprogramm in Musik anbieten konnte.  Als passionierte Cellistin erhielt ich in Ungarn die einmalige Chance, nebst des obligatorischen Schulunterrichts, eine erstklassige musikalische Ausbildung zu erhalten. An der Musikschule in Szentendre nahm ich Cellostunden. Für den Solfègeunterricht fuhr ich 2x wöchentlich nach Budapest, wo auf Prüfungen gedrillt wurde. Auch wenn ich zeitweise,- entmutigt durch den Vergleich mit den viel jüngeren, hochambitionierten Musiktalente meiner Klasse – das Cellospiel am liebsten aufgegeben hätte, so war es dennoch ein leidenschaftliches Hobby, welches, war die kleine Frustration einmal überwunden, mich immer mehr in seinen Bann zog.

Welches nationale/internationale Thema hat dein Gastland während deines Austauschjahres besonders beschäftigt?

Zur Zeit als ich im Austausch war, stand bereits Viktor Orbán (1998-2002), der heutige Regierungschef Ungarns, an der Spitze des Landes.Meine Gasteltern waren sehr unzufrieden mit seiner Politik. Zum Glück wussten sie damals noch nicht, dass er acht Jahre später wieder im Amt sein sollte.

Hand aufs Herz: Hast du dich im Austauschjahr verliebt? Ins Land? Ins Essen? Oder eine Person? Was ist daraus geworden?

Hungarian Love – ein Phänomen, das alle möglichen Bereiche betraf. Durch die Liebe zur Sprache entwickelte ich auch eine tiefe Liebe zur Kultur und zu den ungarischen Menschen. Ich war verrückt nach ihren Wörtern, zum Beispiel nach dem „jó” (zu Deutsch: gut), das wie das schweizerdeutsche jo – ja tönte.

Ich beneidete die Ungarn um ihr tiefes Geschichtsbewusstsein. Sie wussten einfach alles über ihr Land. Jahreszahlen, Heldengeschichten, Opferzahlen und Niederlagen, und es gab immer gleich zwei Versionen davon. Eine offizielle und eine inoffizielle.

Die Ungarn waren aber auch sehr bewandt in Geschichte anderer Nationen. Der Entstehungsmythos der Schweiz hat mir ein ungarischer Mitschüler erzählt. Er schilderte mir die Heldentat von Wilhelm Tell in einer solchen Detailtreue, als ob er beim Apfelschuss selber dabei gewesen wäre.

Meine Liebe zu diesem Land war und ist einfach allumfassend und ich betrachte Budapest noch heute als meine 2. Heimat.

Wie hat das Austauschjahr dein heutiges Leben beeinflusst?

Das Austauschjahr in Ungarn war für meine spätere berufliche und private Weiterentwicklung richtungsweisend. Es war meine eigentliche erste „internationale“ Erfahrung. Durch regelmässigen und engen Kontakt zu den anderen Austauschschülern, aber auch zu Ungarn und den Menschen vor Ort erwachte meine Neugierde für fremde Sprachen und Kulturen.

Nach der Matura studierte ich an der Universität Basel „Osteuropastudien“ und lernte zusätzlich zum Ungarisch auch noch Russisch. Meine Seminararbeiten widmeten sich politischen Fragestellungen zu Ungarn. Zum Zwecke von Forschungsarbeiten verbrachte ich jeweils einige Wochen pro Jahr in Budapest.

Heute stehe ich kurz vor dem Eintritt in den diplomatischen Dienst und bin überzeugt, dass das Austauschjahr die Weichen für diesen beruflichen Werdegang gestellt hat. Meine Wunschdestination als Diplomatin? Natürlich Osteuropa.

Hast du nach deiner Rückkehr als YFU-Volunteer gearbeitet? Wie lange? In welchen Positionen?

Nach meiner Rückkehr aus Ungarn habe ich bei YFU vorerst „pausiert“. Erst mit der Aufnahme meines Studiums begann ich mich wieder für YFU zu engagieren. Ich leitete während den Semesterferien den Deutschintensivkurs für Austauschschüler, welche gerade in der Schweiz angekommen waren. In Zusammenarbeit mit einem anderen Deutschlehrer aus Winterthur habe ich die Kurse dreimal hintereinander geleitet. Mit den Schüler und Schülerinnen habe ich bis heute noch Kontakt und wünsche mir, einmal im Rahmen einer Weltreise, sie alle zu besuchen.

Cornelia, USA 1978/79

Wie bist du ins Austauschjahr gereist?

Mit dem Flugzeug nach Chicago und dann ans PAO in Detroit. Wir mussten dort im Quartier rumgehen und bei fremden Leuten klopfen und ihnen Fragen stellen. Wir wurden sehr freundlich aufgenommen. Erst 3 Tage später nach Los Angeles zur Gastfamilie.

Wie war der erste Empfang in deiner Gastfamilie?
Sehr herzlich und freundlich. Schon bei der Wegfahrt vom Parkplatz am Flughafen mussten wir unseren alten Buick überbrücken. Das war überhaupt kein Problem, weil hilfsbereite Autofahrer auf der zweispurigen Strasse anhielten und uns halfen.

Was war dein eindrücklichstes Erlebnis?
Es gab kein spezifisches Erlebnis, sondern ganz viele herzige Momente mit meiner einjährigen Gastschwester Genna: Wenn sie sich Glace ins Gesicht schmierte, wenn sie kicherte oder meinen Tonfall nachahmte. Doch, jetzt fällt mir eines ein: Meine Gastmutter (sie war 26, mein Gastvater 29) hat mir nach einer Auseinandersetzung mal einen Brief geschrieben, den ich am anderen Morgen vorfand. Und der war so herzlich und persönlich geschrieben, dass er mich sehr berührte und mir die Tränen kamen.

Wie oft und auf welchem Weg hattest du Kontakt zu deiner leiblichen Familie während dem Austauschjahr?
Ich bekam von meiner Mutter jede Woche einen Brief. Das war sehr viel. Mein Vater liess dann manchmal eine 10-Dollar-Note hineinschmuggeln, damit ich mir Marken kaufen konnte für meine zahlreichen Briefkontakte. Es gab einmal ein Telefonat an Weihnachten.

Meine Schwester fand immer irgendwelche Dinger, die sie einem gelegentlichen Paket beifügte (Briefklammern, Nüsse, ein Zwanzigrappenstück, ein bisschen Wolle…), was mich mit der Heimat verband und mich zum Lachen brachte.

Zudem hat einmal ein Nachbar, der auch mal im Austauschjahr war, ein Telefon in einer öffentlichen Kabine so manipulieren können, dass er gratis telefonieren konnte. So erfragte er bei meinen Eltern meine Nummer und hat mich angerufen und wir konnten 10 Minuten Schweizerdeutsch plaudern. Ein wunderbares Erlebnis!

Hast du noch Freunde aus dieser Zeit?
Ja, einige, die sich lange bei YFU engagiert hatten.

Wie hast du im Austauschjahr die Zeit verbracht? Hattest du ein spezielles Hobby oder Schulfach?

Ich habe Ceramics geliebt und Nähen – seither habe ich keine Hemmungen mehr vor Schnittmustern. Ich konnte auch einen Kurs in Hospital Occupations besuchen, was mir bei meiner weiteren beruflichen Karriere zur Pflegefachfrau half. Ich verkehrte damals in christlichen Kreisen und war von einer Bibelgruppe sehr herzlich aufgenommen worden – noch heute tauschen wir unsere Jahresbriefe aus.

Welches nationale/internationale Thema hat dein Gastland während deines Austauschjahres besonders beschäftigt?

Die Ermordung der Geiseln in Guyana.
Der Tod von Papst Paul I.
An meinem Geburtstag in den USA fand die Abstimmung über den Kanton Jura statt.

Hand aufs Herz: Hast du dich im Austauschjahr verliebt? Ins Land? Ins Essen? Oder eine Person? Was ist daraus geworden?

Mir geht noch heute das Herz auf, wenn ich Amerikanisch höre. Ich habe diese Leute einfach gern, auch wenn ich vieles nicht verstehen kann. Und Chocolate Cookies sind einfach die besten…

Wie hat das Austauschjahr dein heutiges Leben beeinflusst?

Es hat mir über 3 Jahrzehnte viele Freundschaften ermöglicht, die mich über Hürden und Schwierigkeiten getragen haben. Das Netz hält. Zudem ist mir das Englisch leicht im Ohr, im Mund und in den Fingern auf den Tasten geblieben. Ich habe eine Offenheit erlebt, die mich noch heute prägt.

Hast du nach deiner Rückkehr als YFU-Volunteer gearbeitet? Wie lange? In welchen Positionen?
Ja: als Area Rep (Werbung an meiner Schule und Interviews)
als Regional Director im ganzen Kanton Bern, 6 Jahre
als Flight Leader mit Besuch des Head Quarters in Washington
als Trainer an zahlreichen Workshops
als Coach – kurz, war noch nicht so etabliert
als Alumni Party Organizer and Participant
als Board Member 6 Jahre
als external Trainer
Insgesamt ca. 30 Jahre.

Was weisst du sonst noch aus deinem Austauschjahr zu berichten?

Ich habe den Heimflug verpasst: Ich war mit meiner Schweizer Schwester Patricia, die mich besuchen kam, schon am Flughafen LAX. Wir warteten noch auf Freunde, die mich verabschieden wollten. So wurde ich von Hug zu Hug weiter gereicht. Ich ging von der schweizerischen Pünktlichkeit und der Erfahrung mit Zugsfahrten aus; als ich 5‘ vor Abflug durchs Gate wollte, sagten sie, sie hätten schon alles abgefertigt, ich sei zu spät dran. Dabei war ich doch 5‘ zu früh. Ich musste dann den Terminal wechseln und auf den nächsten Flug rennen. Ich erwischte den internationalen Flug in Detroit, mein Gepäck wartete auf mich. Ich war mit wenigen Schweizern und vielen Deutschen unterwegs. In Hamburg mussten wir dann den Flieger nochmals wechseln und innereuropäisch galten andere Gepäckvorschriften. Deshalb musste ich noch ein Gepäckstück per Post aufgeben. Nachdem ich von dieser abenteuerlichen Reise alles erzählt hatte, war mein Schweizerdeutsch wieder ganz präsent.

Regula, USA 1972/73

Wie bist du ins Austauschjahr gereist?

Die Eltern brachten mich mit dem Auto nach Kloten, von dort aus ging es weiter mit einem Charterflug. Wir durften einen Blick ins Cockpit werfen, was mich sehr beeindruckte und heute kaum mehr möglich sein dürfte….

Wie war der erste Empfang in deiner Gastfamilie?

Ich glaube, ich kam am 1. August in Hayward, 30km südlich von San Francisco, an. Die Gastfamilie hatte eine Schweizerfahne aufgehängt, ihr Hund Schatzi begrüsste mich (Die Gastmutter hatte Deutschen Hintergrund) und es gab Glace aus der Glacemaschine, die wir selber kurbeln mussten. Ich wurde sehr gut in die Gepflogenheiten der Gastfamilie eingeführt, durch meinen Gastvater. Vor mir lebten schon zahlreiche Austausch- Jugendliche bei dieser Familie.

Was war dein eindrücklichstes Erlebnis?

– Ich war erstaunt, wie schnell ich mich in dieser fremden Familie zu Hause fühlte.
– Ein Mit-austauschschüler aus den Philipinen, mit dem ich mich ab und zu traf, tauchte plötzlich unter, und ich hörte nie mehr etwas von ihm… Er hatte mir einmal erzählt, dass die Verhältnisse in seinem Land so seien, dass er sicher nicht zurückkehren wolle.
– Ich genoss den „ Sonderstatus“ im Junior-College. Endlich musste ich mich nicht für alles verantwortlich fühlen, ich durfte auch langsam sein… und erlaubte mir selber, nicht alle Aufgaben bis ins Detail zu erledigen…

Wie oft und auf welchem Weg hattest du Kontakt zu deiner leiblichen Familie während dem Austauschjahr?

Damals war noch Briefeschreiben üblich. Wahrscheinlich schrieb ich etwa einmal im Monat einen ausführlichen Brief. Je besser es mir ging, desto weniger oft schrieb ich, denn dann hatte ich ja keine Zeit.
Meine Eltern kamen mich besuchen, kurz bevor ich heim reiste.

Hast du noch Freunde aus dieser Zeit?

Zu einer Studienfreundin habe ich den Kontakt behalten und auch zu meiner Gastfamilie. Die Gasteltern besuchten mich 2mal hier, mittlerweile sind sie gestorben. Den intensivsten Austausch pflege ich mit einer „Gastschwägerin“. Wir berichteten uns gegenseitig über das Wachsen unserer Familien und das Aufwachsen der Kinder. Meine Tochter besuchte sie und ihr Sohn besuchte uns.

Wie hast du im Austauschjahr die Zeit verbracht? Hattest du ein spezielles Hobby oder Schulfach?

Auf dem Campusareal hatte es ein Schwimmbad, das benutzte ich regelmässig. Eine Weile kopierte ich ein Mitteilungsblatt für das College und verteilte es… so gab es etwas Taschengeld und ich lernte Leute kennen.

Ich machte mit bei den Familienaktivitäten, und auch im Skiclub. Witzig war es im Fach Italienisch. Es war interessant, mitzuerleben, was es heisst, erst als fast erwachsener Mensch, zum ersten Mal mit einer Fremdsprache konfrontiert zu werden… (und das war bei vielen der Mitstudenten so)

Welches nationale/internationale Thema hat dein Gastland während deines Austauschjahres besonders beschäftigt?

Politisch war ich nicht sehr interessiert… auch zu Hause nicht. Viele Fragen über mein Herkunftsland konnte ich kaum beantworten. Die Schwarz-Weiss-Thematik (Rassismus) beschäftigte mich sehr.

Hand aufs Herz: Hast du dich im Austauschjahr verliebt? Ins Land? Ins Essen? Oder eine Person? Was ist daraus geworden?

Ich liebte unser Haus auf Kelly-Hill, mit Aussicht auf die Bay von San Francisco. Als wir vor etwa 12 Jahren mit 2 von unseren Kindern meinen Gastvater besuchten, war alles noch genau so wunderbar, auch der Orangenbaum im Backyard war noch da, und wir konnen sonnenwarme Sommerorangen geniessen.

Wie hat das Austauschjahr dein heutiges Leben beeinflusst?

Ich habe eine grosse Sensibilität für Menschen die aus einem anderen Kulturkreis kommen. Ich erinnere mich genau, wie schwierig es ist, echt zu verstehen, was, wie, warum, wann gemacht wird, auch wenn die Amerikanische Kultur von der unseren nicht soo verschieden ist. Verstehen heisst nicht nur Worte verstehen.  Ich bin sehr aufmerksam, wenn Menschen einen anderen sprachlichen Hintergrund haben. Es ist schnell geschehen, einen Menschen als nicht ganz „zurechnungsfähig“ anzusehen, weil er die Sprache nicht gut beherrscht.

Hast du nach deiner Rückkehr als YFU-Volunteer gearbeitet?

Ich war an 2 Vorstellungsrunden für die Rekrutierung von Austauschschülern, habe aber dann den Kontakt zu YfU verloren. Als die eigenen Kinder grösser waren, haben wir uns als Gastfamilie zur Verfügung gestellt.

Wir hatten 2 Austausch- Mädchen während 1 Jahr (aus Südafrika und aus Estland) Einen Jungen aus der Slovakei für ein halbes Jahr und für 3 Monate einen Jungen aus USA.

Daniel, USA 1971/72

Wie bist du ins Austauschjahr gereist?

Wir waren damals etwa 25 Schülerinnen und -schüler aus Schweizer Gymnasien, die sich für ein Austauschjahr in den U.S.A. entscheiden hatten. Von Zürich flogen wir nach Paris, wo wir zusammen mit einer Gruppe aus Frankreich und den Benelux-Ländern in einem Charterflug weiterreisten nach Detroit. Dort wurden wir abgeholt und zuerst im Saginaw Valley College in der Nähe des damaligen YfU-Headquarters in Ann Arbor, Michigan einquartiert. Zwei Tagen wurden wir dort auf unser Jahr in einer amerikanischen Familie und an einer High School vorbereitet.

Wie war der erste Empfang in deiner Gastfamilie?

Meine Gastfamilie holte mich in Saginaw ab und wir fuhren mit dem Auto die rund fünf Stunden bis nach South Bend, Indiana. Unterwegs, beim obligaten Stopp in einem Drive-In Restaurant, ass ich bereits meinen ersten Big Mac mit French Fries. In South Bend angekommen, kam noch am gleichen Abend die ganze nähere Verwandtschaft zu Besuch, um den Boy aus Switzerland zu besichtigen. Ich fühlte mich sogleich gut aufgenommen und integriert.

Was war dein eindrücklichstes Erlebnis?

Beeindruckt hat mich die – wenn auch vielleicht manchmal etwas oberflächliche – Gastfreundschaft der Amerikaner. Als wir in Florida in den Ferien waren, erinnerte sich die Mutter plötzlich an eine ehemalige Kollegin, die sie seit der Schule nicht mehr gesehen hätte und die jetzt in Florida wohne. Man beschloss, spontan einen Besuch abzustatten. Die Kollegin hatte inzwischen selber eine Familie und diese war gerade im Begriff, in die Ferien zu verreisen. Das hinderte sie nicht daran, uns zum Essen und Übernachten einzuladen, und als sie am folgenden Tag abreisten, überreichte sie uns einfach den Hausschlüssel, “für den Fall “dass wir noch paar Tage bleiben möchten”!

Wie oft und auf welchem Weg hattest du Kontakt zu deiner leiblichen Familie während dem Austauschjahr?

Abgesehen von der Briefpost gab es damals nur das Telefon (fest installiert im Wohnzimmer). Alle zwei Monate telefonierten wir 3 bis 5 Minuten, wobei jedes Familienmitglied eine Minute Redezeit zu gute hatte. Man muss sich vorstellen: Ein Anruf Schweiz-Amerika kostete damals rund fünfzig Franken pro Minute – das würde etwa heutigen Fr. 200.- entsprechen!

Hast du noch Freunde aus dieser Zeit?

Ich pflege noch regelmässigen Kontakt mit den Angehörigen meiner Gastfamilie. Bei Reisen in die U.S.A. gehe ich sie auch besuchen. Daneben habe ich gelegentlichen Kontakt mit Kolleginnen und Kollegen aus der High School.

Wie hast du im Austauschjahr die Zeit verbracht? Hattest du ein spezielles Hobby oder Schulfach?

Die Schule stand natürlich im Mittelpunkt, mit allen damit verbundenen Aktivitäten. Der Sport spielte eine sehr grosse Rolle. Aktiv machte ich mit im Cross Country und im Track Team. Basketball war die grosse Sache in Indiana – selbstverständlich begleiteten wir unser Schulteam an jedes Spiel.

Daneben pflegten wir regen Kontakt unter den Austauschschülern in der Gegend. Eine ausgezeichnete Gelegenheit, Leute nicht nur aus Europa, sondern auch aus Ländern Zentral- und Südamerikas, Australien, Japan und den Philippinen kennenzulernen.

Welches nationale/internationale Thema hat dein Gastland während deines Austauschjahres besonders beschäftigt?

1972 war ein Präsidentschaftswahljahr – eine ausgezeichnete Gelegenheit, diesen Vorgang im Land direkt mitzuerleben.

Das zentrale Thema des Landes war aber der Vietnamkrieg. Zahlreiche meiner Klassenkameraden mussten damit rechnen, nach Abschluss der High School für den Militärdienst eingezogen und möglicherweise nach Vietnam in den Krieg geschickt zu werden.

Hand aufs Herz: Hast du dich im Austauschjahr verliebt? Ins Land? Ins Essen? Oder eine Person? Was ist daraus geworden?

All oft the above.
Land und Leute mag ich auch heute noch sehr, die saftigen Steaks auch! Mein High School Sweetheart habe ich aus den Augen verloren …

Wie hat das Austauschjahr dein heutiges Leben beeinflusst?

Ich habe gelernt, andere Länder und deren Bevölkerung nicht einfach aus Büchern, Filmen oder als Tourist kennenzulernen. Erst wenn man mit den Leuten in einem fremden Land gelebt hat, kann man sie verstehen. Dabei soll man durchaus kritisch sein dürfen. Es hat mich aber auch selbstkritischer gemacht und sicher geholfen, dass ich selber weniger Vorurteile habe.

Hast du nach deiner Rückkehr als YFU-Volunteer gearbeitet? Wie lange? In welchen Positionen?

Zuerst war ich als School und Area Representative tätig. Anschliessend arbeitete ich während dem Studium im National Staff mit als Organisator von Orientation Weekends, Anlässen, Skilagern mit den ausländischen Exchange Students und als Herausgeber der Swiss YfU Press. Später war ich ein paar Jahre Mitglied und Chairman des Boards.

Ein Austauschjahr ist eine ausgezeichnete Gelegenheit für einen jungen Menschen, seinen Horizont zu erweitern. Ich kann es allen bestens empfehlen.