YFU Switzerland

Cape Tour // ma carrière musicale

Bonjour tout le monde !

Comme certains le savent déjà surement, début décembre, nous, les étudiants d’échange en Afrique du Sud, sommes partis pour deux semaines au Cap et environs. Une expérience géniale agrémentée de fous rires en abondance. L’un des gros highlights de 2015.

Même si j’adorerais vous faire une série dédiée à ce tour, des raisons personnelles (flemme) m’en empêchent.

Mais (!) comme je veux ab-so-lu-ment partager cette expérience avec vous, j’ai trouvé une parade !

Mon pote Alex, étudiant d’échange straight outta Hamburg, fait des vidéos super bien faites pour un débutant comme lui, je vous invite, enfin non, je vous OBLIGE à aller regarder ses vidéos. L’épisode 3 est déjà sorti, donc je vous conseille de vous mater les trois épisodes illico presto, d’ailleurs je continue pas tant que vous les avez pas regardés. Na.

la chaîne : OneYearSouthAfrica

Day 1 !

fini l’épisode 1 ? épisode 2 dans vos tronches 😉

allez, un petit dernier !

Ca y’est, vous voilà salivant à l’idée de l’épisode 4, qui devrait sortir d’ici lundi prochain. Un épisode qui sera mon moment de gloire (le petit passage dans l’épisode 3 n’était qu’un amuse-bouche) puisque je prête ma voix pour l’intro de l’épisode, et (!), attention attention, l’un de mes morceaux, composés par le mec de 16 ans dont vous lisez le texte à l’instant même, appelé Sunshine, est utilisé dans la vidéo. Bah oui, entre exchange buddies, on s’entraide un peu pour nos carrières 😉

Donc pour ceux qui ne le savaient pas, je fais de la musique calme et relaxante sous le pseudo très énigmatique d‘oshaberi, ce qui veut littéralement dire HipHop en japonais, j’ai découvert ça après coup. Ouais, tout des suite ça fait plus con. Tous mes morceaux sont sur Soundcloud, je vous mets le lien ci-dessous. Grâce à ce site, je peux non seulement partager ma musique mais aussi créer des liens partout dans le monde, à seulement 16 ans, et ça, c’est génial. J’ai donc des contacts avec un rappeur américain, un DJ belge, et pleins d’autres jeunes gens qui produisent le même style que moi.

Donc, si vous faites de la musique, je vous conseille fortement de vous inscrire sur SoundCloud. Et ceux qui disent que je fais des placements de produits, c’est mon blog donc je fais ce que je veux, d’accord ?

oshaberi

oishi sushi

Aux Futurs Etudiants d’Echange en Afrique du Sud

*Si vous avez déjà l’Afrique du Sud comme destination en tant qu’étudiant d’échange YFU, vous pouvez passer la première partie gnangnan ou je vante les mérites de ce beau pays plein d’animaux tout jolis tout mignons.*

Note : je parle de mon expérience en tant qu’étudiant dans une famille Afrikaans. Si vous tombez dans une famille Zulu ou Swazi, vous aurez perdu votre temps à lire ceci. Les jeux de hasard…

Pourquoi partir en Afrique du Sud ?

Parce qu’il n’y avait plus de place pour un autre pays. C’est con, hein ?

Sérieusement.

En vrac, parce que les gens sont les plus ouverts au monde, l’univers dans lequel on arrive est complètement différent, on apprend une autre langue en plus de l’anglais et la culture est si variée qu’on ne peut même pas tout expérimenter en un an.

1. „les gens sont les plus ouverts au monde“

Oui, c’est subjectif, et alors ? De mon point de vue, les sud-africains sont vraiment ouverts d’esprits, ce qui joue un rôle déterminant dans l’adaptation et bon contre-nostalgie. Si dans la plupart des pays, votre famille d’accueil testée et approuvée par YFU se montrera fort sympathique, il en sera souvent très, très différent à l’école et autres activités. Pour donner un exemple simple, l’étudiante d’échange chez mes parents en Suisse peine à se faire une place dans mon école, qui compte quand même environ 800 élèves, y a quand même un moyen de se faire au moins un petit groupe de 5-6 amis ?! Eh bien non. Même histoire pour ma soeur sud-africaine actuellement en Italie. A croire que les ados européens sont de vrais constipés culturellement (une métaphore plutôt sympa, vous en conviendrez). Quant à moi, j’ai un tas d’amis cools comme tout et j’en suis presque content d’aller à l’école le matin. Pareil pour mon club de natation, j’y vais pas que pour faire des bubulles dans l’eau (ah ce club de natation, je devrais en faire un article une fois). Bref, les sud-africains, c’est le top pour s’intégrer.

2. „l’univers dans lequel on arrive est complètement différent“

Ah oui, il ne faut pas vous attendre à arriver en terrain connu. Niveau spatial, déjà, c’est bien différent. Même si ils ont aussi des montagnes, la vue reste cependant loin de notre paysage montagnard, hormis quelques jolis petits coins assez époustouflants, je dois dire. Faute de neige, vous aurez l’occasion de voir des animaux sauvages que vous ne verrez surement qu’une fois dans votre vie, comme par example de lions, des guépards, des girafes, bref, dépaysement total par rapport à la Suisse, qui ne se contente que de vaches et de chevaux-qui-font-caca-partout-on-ferait-mieux-de-les-bouffer (Avis aux amateurs de viande chevaline : laissez tomber l’Afrique du Sud). Vous pourrez aussi cueillir des bananes et des pastèques dans votre jardin, vous faire réveiller par des petits singes qui frappent à votre fenêtre, apprendre à tirer au fusil et bénéficier de la piscine plus-ou-moins grande que chaque foyer Afrikaans se doit de posséder.

De plus, vous pourrez également expérimenter quelques chocs culturels, qui arrivent plus bas 😉

3. „on apprend une autre langue en plus de l’anglais“

Je vais pas vous citer toutes les langues que l’on peut apprendre en plus de l’anglais en Afrique du Sud, mais en gros, 11 langues sont considérées comme officielles. Du coup, les chances d’atterrir dans une famille qui ne parle qu’anglais est minime. Donc comme vous avez pu le deviner, j’espère, je peux, après trois mois, m’exprimer correctement en Anglais et construire des phrases plus ou moins longues en Afrikaans. D’autres étudiants d’échange apprennent le XiTsonga ou le Sotho, par exemple.

4. „la culture est si variée qu’on ne peut même pas tout expérimenter en un an“

Si vous ne le saviez pas encore, l’Afrique du Sud est communément appelée la nation arc-en-ciel, par sa diversité culturelle, d’un point de vue musical, culinaire ou tout simplement un mode de vie. J’ai pu expérimenter la culture anglaise et afrikaans, évidemment, mais aussi indienne et noire (la culture noire regroupe tous les peuples, car, a peu de choses près, les racines culturelles restent les mêmes). Vous pouvez expérimenter un peu de culture afrikaans à travers ces délicieuses recettes (clique ici !) ou de la culture noire à travers sa musique (clique aussi ici !).


Quelques petits conseils et anti-chocs culturels !

Si maintenant vous êtes convaincus par la destination multiculturelle qu’est l’Afrique du Sud, laissez moi vous donner quelques petits tips pour vous éviter certains chocs.

1. Les parents battent régulièrement leurs enfants et…

Désolé de commencer avec le plus gros choc. Oui, effectivement, le parent se réserve le droit de punir son enfant à coups de batte de cricket. Je vous rassure, il ne lèvera normalement pas la main sur vous, et se cachera lorsqu’il bottera le cul de son gosse. Je ne vous cache pas que c’est assez choquant les premières fois, mais qu’on s’y habitue (même si ça reste horrible). Ah oui, puisqu’on est dans les relations parents-enfants, sachez que ceux-ci s’embrassent sur la bouche entre eux, mais qu’il est parfaitement irrespectueux de le faire avec son amoureux/euse. Oui, ça nous paraît bien bizarre. (Niveau de choc : 5*****)

2. La religion chrétienne est omniprésente dans la famille Afrikaans.

Au programme, vous aurez droit à la prière avant chaque repas, la lecture de la Bible le soir et l’Eglise le dimanche. Si vous êtes non-pratiquant comme moi, ça risque de faire un petit choc, tout de même. (Niveau de choc : 4****)

Un petit conseil pour les athées : sachez que si vous mentionnez votre athéisme dans votre dossier YFU, laissez tomber vos chances d’apprendre l’Afrikaans.

3. Oubliez les balades nocturnes.

L’Afrique du Sud reste un pays assez dangereux, surtout si vous habitez dans une ville. Il y a donc certaines règles à respecter ; si vos parents peuvent vous revoir vivant, ce serait pas mal, non ? Vous ne pouvez donc pas marcher seul, à cause de kidnappeurs se cachant dans les buissons, le jour comme la nuit. Dans mon cas, mes parents d’accueil me laissent pas mal de libertés, après, chaque famille d’accueil fait comme elle le veut, il n’y a pas de règles universelles à ça. (Niveau de choc : 3***)

4. Le système scolaire est différent.

Bon, ceci varie assez souvent, alors je vais plus vous faire part de mon expérience que d’un système universel. Le système scolaire sud-africain se divise en deux : Laerskool (école primaire) et Hoërskool (haute école, high school, tout ce que vous voulez). A part si vous avez 13 ans ou moins, j’en doute, vous allez tomber dans l‘Hoërskool. Les cours commencent à 7h20 et finissent à 13h20. Une journée est divisée en deux parties de 4 x 45 minutes, avec une pause de 30 minutes entre deux. Une classe est généralement composée de 30 à 35 élèves, ces derniers appellent leurs professeurs juffrou [yéfreou] (madame) et meneer [menir] (monsieur) TOUT LE TEMPS (!), ce qu’on ne fait pas forcément chez nous. Chaque semaine, une période est consacrée au Saal, 45 minutes ou parlent tour à tour le principal et ses adjoints, ainsi que les leaders (hoofseun et hoofmeisie) et les préfets. Le système scolaire propose également des activités sportives telles que le Rugby, l’athlétisme, le hockey sur gazon ou le Cricket. (Niveau de choc : 3***)

5. Ca ne vous coutera rien.

Pas vraiment un choc, je vous l’accorde. Plutôt une bonne nouvelle, même. 1 .- = 15 rands, actuellement. Voici donc une liste des prix des choses que vous pourrez vous procurer pour trois fois rien en Afrique du Sud (en CHF):

  • une canette de Coca = 50 centimes
  • 1L de Coca = 1.20 CHF
  • un paquet d’Oreos = 1.30 CHF
  • Un bucket KFC (21 pièces de poulet) = 15 CHF
  • Un repas chez Spur que vous payez à votre famille d’accueil (5 personnes) = 20-25 CHF
  • Un billet d’avion Johannesburg – Cape Town (+ cher) : 160 CHF
  • Un billet d’avion Johannesburg – Cape Town (- cher) : 48 CHF

Bref, vous l’aurez compris, l’Afrique du Sud, c’est pas cher.

Une dernière chose : lorsque vous vous adressez à un adulte, vous devez l’appeler oom [ouem] si c’est un homme et tannie si c’est une femme. Appelez-le/la par son prénom et vous aurez le choc #1 sur votre derrière. Pas le bisou. L’autre.


Vous pouvez m’envoyer un mail si vous avez plus de questions : maxime.guertler@gmail.com

Vous pouvez également consulter mon blog, voici un article qui pourrait vous intéresser dans la mesure où vous allez sûrement le remarquer dans votre expérience :

Voila, peut être qu’à l’heure où vous lirez ce post, vous serez en plein dans les derniers préparatifs de votre extraordinaire aventure, et que moi, je serai rentré en Suisse ; peut être qu’on se sera rencontrés durant un événement YFU, qui sait ? Dans tous les cas, je vous souhaite une année aussi exceptionnelle que celle que je vis en ce moment même, et on se revoit l’année prochaine 🙂

PS : Profitez !

Pour la Petite Histoire : De Beers, le redoutable cartel du diamant

1869. Suite à la découverte de plusieurs diamants remarquables le long du fleuve Orange et de son principal affluent, la rivière Vaal, l’Afrique du Sud plonge dans la tourmente. Alors que les compagnies minières se développent dans tout le pays, les colons boers et les britanniques rivalisent pour la domination de ce nouvel eldorado. En l’espace d’une vingtaine d’années, ces deux factions se livreront deux guerres meurtrières, notamment pour le contrôle des mines de diamant.

Si vous voulez en savoir plus sur cet épisode qui restera à jamais dans l’histoire de l’Afrique du Sud et de son économie, rendez-vous sur YouTube : Pour la Petite Histoire : De Beers, le redoutable cartel du diamant

„Passionantes, surprenantes, insolites : les petites histoires méconnues que tout le monde devrait connaître !“

C’est ainsi que se décrit cette chaîne YouTube française qui traite de petites histoires, donc, en mélangeant humour et ludisme. Une chaîne que je vous conseille vivement.

Pour la Petite Histoire

Cookin‘

Ah la cuisine sud-africaine… De tout ce que j’ai pu essayer jusqu’à maintenant, je me suis régalé 🙂 Vivement que je rentre en Suisse, pour épater la galerie avec autre chose que du fromage ou du chocolat 😉 Ce post va fonctionner comme celui à propos de la musique, je le mettrai régulièrement à jour avec plein de nouvelles recettes, miam miam 🙂

Allez, voici un ‚tit Menu sud-africain, régalez-vous !


MENU 1


Entrée : Soupe de Courge & Patate Douce

6 personnes

  • 2 cuillères à soupe (30 ml) de beurre
  • 2 oignons, finement hachés
  • 750g de courge, pelée et coupée en cubes
  • 500g de patate douce, pelée et coupée en cubes
  • 250 ml de jus de mandarine
  • 1 cuillère à soupe de curry en poudre
  • 3 cuillères à soupe de bouillon de poulet en poudre
  • 250 ml de lait entier
  • 500g de crème fraîche
  • sel & poivre noir

‚Faire fondre le beurre dans une poêle puis faire sauter les oignons jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Ajouter les cubes de courge et de patate douce et faire cuire à petit feu durant une heure, remuer occasionnellement. Mélanger le jus de mandarine et le curry, puis ajouter. Ajouter également le bouillon de poulet et le lait entier. Cuire jusqu’à ce que la mixture ressemble à une pâte molle. Liquidifier le tout à l’aide d’un mixeur. Ajouter la crème, le sel et le poivre pour le goût juste avant de servir‘


Viande : Filet de Boeuf au Poivre

6 personnes

  • 1,5 – 2 kg de filet de boeuf
  • 250g de yogurt entier
  • 3 gousses d’ails écrasées
  • herbes fraîches, comme le thym ou l’origan
  • poivre noir

‚Faire mariner la viande dans le yogurt, l’ail, les herbes et le poivre pour un temps minimum de 2 heures. Cuire au Barbecue jusqu’à ce qu’elle soit à point‘ (Simple mais efficace)


Accompagnement : Wraps de Saumon

6 personnes

  • 120g de Raifort
  • 6 Tortillas de taille large
  • 150g de pesto de basilic
  • 400g de saumon fumé
  • quelques feuilles de roquette
  • 1 Avocat, pelé et coupé dans le sens de la longueur
  • tomates cerises, coupées en deux

‚Faire fondre le raifort au micro-ondes et tartiner sur chaque tortilla. Tartiner le pesto sur le raifort et répartir le saumon parmi les wraps. Disperser une poignée de roquette sur chaque tortilla, puis ajouter l’avocat et les tomates. Ajouter un peu de sel et de poivre, puis enrouler le tout fermement. Mettre au réfrigérateur avant de servir‘


Salade : Salade de Tomates et Roquette

  • tomates cerise
  • oignons rouges
  • ail
  • mixture d’herbes
  • vinaigre balsamique
  • feuilles de roquette
  • avocat
  • noix de pécan

‚Remuer les tomates et l’oignon rouge dans une poêle avec beaucoup d’ail et quelques herbes. Ajouter du vinaigre balsamique dans la poêle. Une fois que le tout est chaud et rôti, disperser sur un lit de roquette et ajouter l’avocat coupé en tranches et les noix de pécan‘


Dessert : ‚Chocolate Balls‘

env. 40 biscuits

  • 200g de beurre, température ambiante
  • 10 cuillères à café de sucre semoule
  • 1 cuillère à soupe d’eau
  • 500g de farine à gâteau
  • 150g de chocolat aux noisettes
  • sucre glacé tamisé

‚Préchauffer le four à 180 degrés Celsius. Recouvrir une plaque de four avec du papier sulfurisé. Ecrémer le beurre et le sucre semoule. Ajouter l’eau et la farine puis mélanger jusqu’à obtenir une pâte. Rouler la pâte en petite boules d’approximativement la taille d’un amaretti. Casser le chocolat en carrés, puis casser ces carrés en deux. Presser un morceau de chocolat dans chaque boule, puis reformer cette dernière. Placer les boules sur la plaque et cuire pendant 15-20 minutes. Rouler les boules dans le sucre pendant qu’elles sont encore chaudes. Laisser refroidir un petit peu avant de servir‘



 

Music

Voila un petit post consacré à la musique sud-africaine, dont vous avez déjà eu un petit aperçu dans les précédents articles. A noter que cet article sera mis-à-j0ur assez régulièrement, j’espère, donc n’hésitez pas à venir voir faire un tour pour découvrir de la nouvelle musique 🙂

Je séparerai la musique sud-africaine en deux gros genres : la musique dite „noire“, une genre plutôt dansant, et la musique blanche, qui livre un culte au Seigneur en musique.


 

LA MUSIQUE dite BLANCHE

Comme dit précédemment, la plus grosse partie de la musique blanche d’aujourd’hui sont des chants glorifiant le Seigneur. Si je n’ai rien à redire quant à l’idée de base, je trouve toutefois cela un peu dommage, car les musiques sont très belles mais le sujet toujours le même, ce qui donne un peu un effet de répétition après deux ou trois morceaux.

Matt Redman – 10’000 Reasons

Chris Tomlin – Whom Shall I Fear

L’artiste le plus connu dans la musique blanche reste „Die Antwoord“, un trio blanc qui qui a fait des tournées aux Etats-Unis et en Angleterre, notamment. Ils qualifient leur style comme „rap-rave“, on est donc loin de glorifier le Seigneur, sur ce coup-ci.

Die Antwoord – Ugly Boy


 

LA MUSIQUE dite Noire

Ne vous y trompez pas, les Noirs ont également leur chants religieux ; le fameux Gospel en est un parmi d’autres. Le Gospel sud-africain est d’ailleurs bien différent de l’occidental, certaines racines africaines restant implantées musicalement. Je vous laisse juger cette performance Live :

Wa Hamba Nathi (Siyabonga Jesus)

Le Rap/HipHop sud-africain est également différent ; appelé Kwaito, ce genre a également conservé ses racines africaines qui donne un côté dansant au morceau, à l’inverse du genre américain, plus dans un style gangster.

Mashamplani – Ratlala (1997)

Brickz – Ugo’gcwala (2011)

Ces deux morceaux ont presque 15 ans d’écart, pourtant d’un point de vue instrumental, le changement n’est pas aussi radical qu’entre l’Old School et la New School aux Etats-Unis.


Evidemment, je ne connais pas toute la musique sud-africaine, ceci n’est que ce que j’ai découvert jusqu’ici. Je me répète mais pensez à faire un tour sur cet article de temps en temps, au cas où une mise-à-jour aurait été effectuée 🙂 Je pense qu’une page similaire sur la cuisine sud-africaine devrait voir le jour d’ici peu. Je vous laisse avec Miriam Makeba (j’adore cette chanson), à bientôt !

 

L’après-Apartheid

Ce post est consacré aux relations entre blancs en noirs. En effet, si l’apartheid est un régime mort, blancs et noirs ne galopent pas main dans la main, au milieu de champs fleuris et chantonnant l’air des Schtroumpfs.

Prenons l’exemple le plus simple à constater : l’école. Il y a 9 classes de 35 élèves en Grade 9 ; seuls 6 noirs ont étés admis dans l’école la plus prestigieuse de Nelspruit. Des génies ? Réponse négative. Ces 6 élus sont en réalité des athlètes recrutés par l’école pour concourir sous leurs couleurs. En échange, ils peuvent étudier à l’Hoerskool Nelspruit. Une sorte de deal, vous me direz. La réponse reste toujours négative. L’école s’en fiche totalement des résultats scolaires de l’athlète, pourvu que les résultats sportifs soient bons, et donc qu’il rapporte du prestige à l’école. Ces 6 personnes l’ont bien compris : ils n’en font donc pas une à l’école, se concentrant sur le sport. Résultat, ils ne deviennent pas vraiment plus brilliants sur le plan intellectuel, ce qui était, en premier lieu, le deal instauré par l’école.

Attendez une minute. Vous imaginez ça avec des blancs ? Dans une école où l’on se fait réprimander devant ses camarades parce qu’on a pas fait ses devoirs, j’ai de la peine à l’imaginer. Mais le noir, lui, est invisible pendant les cours : on ne vérifie pas s’il a fait ses devoirs, on ne l’interroge jamais, on ne le réprimande jamais. C’est ici qu’intervient une hypothèse que je ressens fortement après trois semaines d’immersion :

Les noirs sont toujours considérés comme une race inférieure, et ce malgré la chute de l’apartheid.

J’ai également pu constater que les blancs ressentent un petit pincement au coeur nostalgique à l’idée de l’apartheid. Ce qui m’a choqué, en premier lieu. Mais je dois dire qu’ils ne manquent pas d’arguments, et que ceux-ci sont assez justes. Cependant, sachant que les idées qui vont suivre sont subjectives et peut être pas toujours exactes, je préfère prendre une position neutre.

Le premier argument fut d’avancer que les noirs vivaient mieux du temps de l’apartheid. En effet, ils avaient un logement, de l’eau courante, des parcs et un métier offert par le gouvernement. Certes, à l’écart des blancs, mais les noirs ne fréquentent pas plus les blancs qu’avant. Ceux-ci reconnaissent que les logements étaient bien moins spacieux que leurs grandes maisons, mais il est vrai qu’aujourd’hui, la plupart des noirs, en tout cas à Nelspruit, n’ont tout simplement pas de logement. Quant au parcs, bus et tout ce qui vient ensuite, on m’expliquera qu’ils étaient tout aussi bien que ceux des blancs au départ, mais que, moins civilisés, les noirs les détérioreront plus vite. Je ne vais pas chercher à analyser la pointe de racisme qui se trouve dans cette phrase.
Enfin, les noirs avaient effectivement un métier, offert par les blancs, mais lorsque Nelson Mandela instaurera une petite révolution, ceux-ci refuseront de travailler pour des blancs. Les médias ne s’intéresseront à l’apartheid qu’après cette mutinerie, et déclareront que les blancs ne veulent pas employer de noirs

Le second argument traite du fait que l’Afrique du Sud, depuis l’abolition de l’apartheid, est devenu un pays bien plus dangereux qu’auparavant. Je citerai un exemple simple : du temps de l’apartheid, les noirs n’avaient pas le droit de sortir dès 9 heures du soirs sans passboek, connu sous le nom de pass chez les occidentaux. Désormais, ce sont les blancs qui ne peuvent plus sortir car la nuit est trop dangereuse. En Afrique du Sud, entre 21h00 et 6h00, on recense un viol toutes les 7 secondes.

Les métissages sont également très mal vus en Afrique du Sud ; les parents sud-africains, blancs ou noirs, instaurent une éducation rejettant ce principe. Malgré cela, les métis représentent presque 9% de la population sud-africaine, plus que les blancs. Y a pas que moi qui désobéit à papa-maman, apparemment.

Comme vous avez donc pu le lire, si l’apartheid est mort en tant que régime, cette idéologie reste quand même bien présente dans la mentalité blanche. En outre, les noirs ne semblent pas vouloir pardonner cette époque de maltraitance aux blancs, et ça se ressent clairement rien que dans la rue, au moment ou un blanc et un noir se croisent : le blanc adopte un comportement honteux, lâchant un petit sawubona (bonjour en zoulou), tandis que le noir lance un regard froid et, dans la plupart des cas, ne répond pas.

J’espère sincèrement que ces idéologies vont changer, même si il se fait déjà ressentir. Cela prendra du temps, mais je ne désespère pas de voir un jour ce pays uni et soudé.

 

Week 7

Lundi 21 Septembre : Arrivée à l’école après la pause de 10 heures, retrouvailles avec mes camarades de classe après ces 5 jours d’absence.

Monday 21st September : Going back to school after 5 days of absence, arriving after the 10 o’clock break.                                                                                                                                                                         _______________________________________________________________________

Mardi 22 Septembre : Une journée d’école ennuyeuse, avec des cours ennuyeux et des profs ennuyeux. Seul moment d’action de ce 22 Septembre ? Le meeting d’athlétisme de l’après-midi, ou je termine 8ème du 1000m.

Tuesday 22nd of September : A boring day of school, with some boring lessons and boring teachers…schoolday goals. Only moment of action of the day, the athletic meeting. I finish the 1000m as 8th runner.                                                                                                                                                               _______________________________________________________________________

Mercredi 23 Septembre : La moitié de la classe est absente ; normal, c’est le dernier cours de la semaine, puisque demain, c’est la journée nationale du braai et que vendredi on se remet du braai de la veille. Du coup on en fiche pas une. Fin des cours à 12h.

Wednesday 23rd of September : Half of the class isn’t in school, because tomorrow is the international braai day. So we’re doing nothing, and school ends at 12.                                                                                       _______________________________________________________________________

Jeudi 24 Septembre : Journée nationale du Braai. Ons gaan nou braai, comme ils disent (faisons un braai maintenant). Vous l’aurez sûrement deviné, nous mangeons de la viande à midi, à quatre heures, sept heures, huit heures ; bref, du midi au soir. Ah oui, on a fait un peu de Rugby, aussi. Vous pourrez pas dire qu’on a rien fait de la journée… 😉

Thursday 24th of September : National Braai Day. Ons gaan nou braai, they say (Let’s have a braai now). Do I really need to explain you ? We ate some meat for lunch, at 4, at 5, not at 6 (you thought we were that hungry ?) at 7, at 8…yeah, the whole day. Oh, we also played a bit of Rugby. Now you can’t say we did nothing of our Thursday… 😉                                                                                                                  _______________________________________________________________________

Vendredi 25 Septembre : C’est mon anniversaire ! Mes parents d’accueil me réservent un petit roadtrip dans la région : au programme, baignade dans une source, visite d’une ancienne ville de mineurs et, cerise sur le gâteau, des paysages dignes de ma belle Suisse 🙂 Une fête d’anniversaire différente de celles que j’ai pu expérimenter jusqu’à maintenant, mais que j’ai adoré au final. Ci-joint, quelques photos des paysages sud-africains. Pas mal du tout, hein ?

Friday 25th of September : It’s my birthday ! My host family organized a road trip in the Drakensberg mountains : swimming in a water surce, visit of an old gold diggers town and some beautiful landscapes 😮 *thought I was in Switzerland*

DSCF8075 DSCF8094 DSCF8063                                                                                                            _______________________________________________________________________

Samedi 26 Septembre : une journée de congé typique : regarder la télévision, manger, dormir, repeat. Rien de passionnant donc à vous raconter, si ce n’est la victoire des Springboks face aux îles Samoa 46 – 6. Bokkies are back.

Saturday 26th of September : a typical south african saturday : watch TV, eat, sleep, repeat. Nothing really exciting to tell you, except that the Springboks finally won a game against Samoa 46 – 6. Bokkies are back.                                                                                                                                                                                _______________________________________________________________________

Dimanche 27 Septembre : Ce matin, comme tous les dimanches matins, nous allons à l’église. Je pige pas grand chose, mais je crois avoir compris qu’un petit Reinhard s’est fait baptiser ce matin, sous les yeux émerveillés de ses parents. Sinon, eh ben watch TV, eat, sleep, (play the Cello), repeat. Ah oui, on a ramassé les cacas de chien dans le jardin aussi. A refaire absolument.

Sunday 27th of September : This morning, we went to the church, like every Sunday mornings. I basically understand nothing, but I understood (I think) that a little baby called Reinhard was baptized this morning. Except that, nothing else to say… Oh yeah, we picked off all the dog’s poo, it was an enriching experience.

PAO South Africa 2015

L’avant-PAO :

Le PAO (weekend d’orientation) se tenant à Pretoria, ma famille d’accueil avait décidé de m’envoyer en bus pour éviter de devoir effectuer l’aller-retour. Mais le weekend précèdent, changement de programme : mon père d’accueil, Oom Stefan, doit se rendre à Pretoria le mercredi 16 Septembre pour un rendez-vous avec un client. Une alternative est alors mise en place : je serai également du voyage, et j’habiterai avec une famille accueillant déjà un étudiant d’échange allemand du nom de Fritz.

Le voyage se déroule sans encombre, les discussions avec mon père d’accueil s’enchainent, et nous arrivons à Pretoria après trois heures de voiture qui passèrent très vite.

En arrivant devant la maison de ma famille provisoire, surprise : la „famille“ se trouve être deux couples lesbiens. Vu le regard que mon père si chrétien lance aux quatre femmes se présentant, je devine qu’il n’était pas vraiment au courant de leurs orientations sexuelles. Seconde surprise, le dénommé Fritz parle couramment le français, ayant habité dans une banlieue de Paris.

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ces deux jours ; ne vous inquiétez-pas, je suis toujours hétéro, ce petit séjour ne m’a pas transformé en espèce d’efféminé fluet.

Le Vendredi 18 Septembre, nous arrivons au Hoekie, un camp dans les bois situé près du centre-ville. Je rencontre assez rapidement les autres étudiants d’échange : je reconnais Vera, Michaela et Noëlle, mes compatriotes suisses, et commence à discuter avec les autres, qui viennent d’Allemagne, Scandinavie, Italie, France, Hongrie, Autriche ou encore Chili. Si durant les cinq premières minutes, on se cherche un peu, l’ambiance devient vite bon enfant : les blagues et taquineries sur les pays d’origine fusent, les rires également. En quelques heures, nous devenons une vraie famille.

Repartis dans des groupes, nous discutons de nos expériences, de nos familles, de nos écoles, mais aussi de nos déceptions – je tiens à préciser que je n’avais pas grand chose à dire dans ce dernier domaine.

Allez, je vous laisse une petite photo qui résume à peu près ce qu’on a fait d’autre durant ce weekend, ainsi que l’hymne national sud-africain que nous avons appris lors du match des Springboks face au Japon, lamentablement perdu par les Bokkies *soupirs et sanglots*

Volleyball Squad

Nkosi  Sikelel iAfrika :

Hello Everybody

Bonjour tout le monde,

Voila, pile poil un mois après mon arrivée en Afrique du Sud, ce blog voit le jour.. je m’excuse d’avoir trainé, mais j’ai eu de la peine à trouver le temps depuis l’atterrissage de l’avion en provenance de Zurich.

 

Comment ce site va-t-il fonctionner ? Premièrement, je tiens à vous avertir que je ne m’impose aucune condition, ce blog résultera d’une immense liberté ; des sujets aussi variés que les cultures en Afrique du Sud, tels que la musique, la cuisine, le sport, tout ce qui me passe par la tête. J’essaierai aussi de poster quotidiennement quelques mots à propos de ma journée à partir du lundi 20 Septembre, après mon premier camp d’orientation à Pretoria.

Ensuite, j’ai quelques mots à vous dire à propos de mon livre, Un long chemin vers la Maturité, que j’écris pendant cette année d’échange. Bonne nouvelle, la Préface, le Prologue, le Chapitre Premier ainsi qu’un chapitre bonus sur les relations entre cultures sont déjà parus, je tenterai de les regrouper quelque part sur ce blog.

Allez, je vous laisse, je vais aller prendre mon bain de foule quotidien, histoire d’aller me socialiser un peu 😉

Comme je suis sympa, je vous laisse un p’tit morceau sud-africain à écouter sans modération pour vous mettre de bonne humeur 🙂

Totsiens !

Max