YFU Switzerland

One Month Already

Ok, donc normalement, je voulais écrire ça le jour où ça faisait pile un mois.

 

Euh. J’ai eu la flemme. Désolée.

Mon aventure a donc commencé il y a un mois et des poussières. Et. Je sais pas trop par où commencer. Pourquoi pas raconter mon arrivée ?

Ok. Le jour de mon départ a été un jour intense, plein de larmes – de joie comme de tristesse -, de stress, de fatigue, de rires aussi, et beaucoup beaucoup beaucoup de temps assise. De Zürich à Washington, puis de Washington à Chicago. Je ne parlerai pas des aurevoirs, c’était beaucoup trop douloureux. Ca l’est toujours un peu. Bref. Le voyage s’est en gros plutôt bien déroulé. Pas de problèmes majeurs (valise trop lourde [uhuh], problème avec mon boarding pass parce que mon nom de famille s’écrit de deux manières différentes en français et en allemand.). Mais je suis arrivée à destination toute entière et bien en vie.

Je suis sortie de l’avion pour Milwaukee aux alentours de 9-10h (le décollage et atterrissage étant plus long que le vol en lui-même). J’ai attrapé ma petite valise, posé mon sac dessus, et l’air complètement terrorisée, j’ai pris le chemin de la sortie. J’étais seule. Toute seule au milieu d’un aéroport. J’ai regardé plusieurs fois l’horloge sur mon téléphone et j’avais la désagréable impression d’être en avance et que si j’étais en avance, mes parents d’accueil ne seraient pas là pour me récupérer et tous les scénarios catastrophes se sont bousculés dans ma tête.  Evidemment, mon père d’accueil et ma petite soeur d’accueil étaient bien là, à m’attendre au bout de la sortie. La boule au ventre est revenue quand je les ai vus et j’ai eu une envie atroce de pleurer. Je me suis approchée, timidement, planquée au fond de mon t-shirt YFU et ma jaquette, mon chapeau bien enfoncé sur ma tête. Dad m’a prise dans ses bras en me souhaitant la bienvenue. Je n’ai probablement pas dit un mot avant une bonne dizaine de minutes. Ma mère d’accueil, elle, travaillait donc j’allais la rencontrer plus tard. Nous sommes descendus pour aller chercher ma valise, qui, surprise, n’était pas au rendez-vous. Nous avons décidé de poser mes bagages à main dans la voiture en premier et ensuite, nous nous sommes rendus au guichet. Ma valise était bien à Milwaukee. Pas au bon moment mais elle y était. Elle m’a attendu toute la nuit. Bref, nous l’avons récupéré et nous sommes rentrés et j’ai découvert avec plaisir ma nouvelle maison. Nous avons attendus Mom qui est arrivée après le lunch, aux alentours de 14h. J’étais terriblement intimidée, j’avais peur de ne pas être à la hauteur et je ne cessais de tripoter avec anxiété mes manches, peu assurée dans mon anglais que je trouvais précaire. Puis nous sommes sortis, nous avons marché jusqu’au lac. J’ai eu l’impression de voir la mer, au bord du lac Michigan. Parce qu’on voit pas l’autre côté. Juste de l’eau à perte de vue. Et ça. C’est chouette. Mon sang portugais adore. Ma première nuit s’est également bien passée. Les lits américains sont, à mon sens, super confortables. Dans les jours qui suivirent (je suis arrivée un Jeudi), nous avons eu un Pre-arrival Meeting YFU (too bad, je suis déjà arrivée), nous sommes passés à mon High school pour aller chercher mon ID et mon horaire.
Moquez-vous, j’ai pris français.

Bref. Mes premiers jours ont été parfaits, je n’ai eu strictement aucun problème. J’étais terrorisée pour mon premier jour d’école. J’avais peur de manger toute seule, et de ne pas me faire d’amis. Et bien, figurez-vous que j’ai fini avec une bande d’amis le premier jour. Si vous êtes un futur étudiant, et qu’on vous dit « vous vous ferez pas d’amis le premier jour », c’est pas faux, mais l’inverse peut aussi arriver. Je suis la seule étudiante d’échange à RRHS, alors forcément, j’ai été l’objet de l’attention de tout le monde pendant une ou deux semaines. Encore aujourd’hui, quand je me présente, les gens me regardent, sourient et « Haaa, you’re the Swiss girl, I heard about you! ». C’est très très drôle. J’ai connu beaucoup de gens grâce à ça (et je vais avoir ma tronche dans le journal de l’école) et les petits étudiants en français adorent m’entendre parler cette langue si compliquée… fluidement. OH MY GOD, YOU SPEAK FRENCH, LIKE, FLUENTLY.

Yeah.

You speak English fluently too.

Mon école est géniale. J’aime beaucoup Reagan. J’aime beaucoup mes cours et tous mes profs et apparemment, eux aussi m’aiment beaucoup (c.f. conferences, je suis venue seulement pour me faire complimenter, c’est si beau). Je n’avais pas de téléphone avant le week-end passé et du coup, bah… je passe mon temps à sms-er des gens. J’ai pas beaucoup de contact. Mais je parle beaucoup avec tous. Mes week-ends ont été principalement constitués de sorties en famille pour l’instant, je suis trop timide pour demander à sortir. Mais j’y travaille.

Non. Franchement, je vais bien, tout va bien. Je suis un peu peoplefromhomesick. Non parce que la Suisse me manque pas. Les GENS me manquent. Mais ça va. Je me sens mieux. J’ai skypé avec mon meilleur ami et je me sens mieux. J’ai pu vider mon sac. Alors ça va mieux.

J’vous laisse, je vais skyper à nouveau avec lui dans pas longtemps et je dois me préparer pour… apparemment un match ce soir. Aucune idée. Bref. Bye !

Smooooches from the US,

Fiona.