YFU Switzerland

Un vendredi férié

Ce vendredi je n’avais pas cours pour le jour des profs. J’ai décidé d’aller au centre d’Asuncion pour aller acheter quelques souvenirs (puisque le départ se rapproche gentiment). Nous avions rendez-vous devant Bolsi, un restaurant connu du centre qui est toujours plein, à 12h. Je suis partie de chez moi à 11h15. Ce qu’il faut savoir c’est que prendre le bus au Paraguay est tout une question de chance, car il n’y a pas d’horaires. Bon ce jour là je n’ai pas eu de chance, j’ai du attendre le bus passé 20min. Le prix du bus est ridicule, 3300 guaranis ce qui équivaut à 60ct. Je suis arrivée 30min en retard mais c’est les risques du bus. On commencé par aller boire un jus de fruit, on s’est baladé un peu. Puis nous sommes allés au petit marché pour acheter des bracelets. mon objectif du jour était de négocier mon prix, l’objectif a été atteint. Comme tout le monde avait acheté ce qu’il lui fallait, nous avons continué par un repérage des bars sympas du centre pour sortir un soir. A 17h nous sommes retourné attendre le bus, rebelotte mon bus ne venait pas… il commençait à faire sombre. Avec une copine qui habite près de chez moi on est montée dans un bus qui nous rapprochait de notre maison mais nous allions devoir changer à un moment donné. Il faut savoir qu’il y a deux types de bus, avec et sans clim. Ceux avec climatisation sont moins fréquenté et coutent le prix mentionné ci-dessus, les autres coutent seulement 2000 guaranis. Comme j’étais pressée, nous sommes montées dans ce bus pas cher et plus on avançait plus il se remplissait. Ca devenait insupportable la quantité de gens et le chauffeur qui criait de se serrer plus et plus. Nous nous trouvions tout devant dans le bus, lorsqu’il a fallu sortir par la porte arrière du bus ca a été toute une histoire de pardons et de coup de coudes. Après il a fallu attendre l’autre bus, je ne me sentais pas rassurée il faisait déjà nuit. Le bus est venu vite par chance mais une fois de plus bondé. On se serait cru dans le métro au Japon.  J’étais contente d’arriver chez moi. Ma maman n’était pas très contente de mon retard mais ça m’importait peu parce que j’étais arrivée entière chez moi.

UPD (dernier premier jour)

Après 2 loooongs mois de vacances on recommence enfin les cours ! Une tradition s’est installée ses dernières années : l’UPD (ultimo primer dia ou le dernier premier jour). Les étudiants de dernière année organisent une fête, dansent toute la nuit et le matin s’en vont tous ensemble à l’école. Les fêtes peuvent être plus ou moins grande, l’arrivée au collège plus ou moins bruyante, tout le monde fini par retourner à l’école pour sa dernière année.  Pour ma part étant une classe de 7, nous avons invités les anciens camarades de classe qui ont changé d’école au cours de leur scolarité pour être un peu plus nombreux. L’avantage du Paraguay il fait assez chaud la nuit pour la passer dans la piscine et rester dehors sans avoir froid ! Tout le monde arrive à l’école avec son t-shirt fait pour l’occasion. Nous sommes arrivé à PIED par manque d’organisation et d’argent. On avait oublié d’acheter les mousses à raser et les bombes de fumée… à l’école on nous à déguiser en bébé, fait faire une course à quatre patte, fait faire boire un biberon de coca et nous ont fait un circuit dans le château gonflable. On a bien ri mais dans le fond on était vraiment fatigués.

 

Chuuuuut

 

Cde

 

 

 

Après le plaisir que nous avons eu à Encarnacion avec les autres étudiants d’échanges nous en avons programmé un autre ! La dernière fois au sud du Paraguay et cette fois c’était à L’est comme le dit le nom de la ville : Ciudad Del Este. Un volontaire du Danemark, qui lui aussi est venu une année au Paraguay, était chargé de ce petit trip. Pour bien commencer mon camp personne de mon entourage ne pouvait m’amener au rendez-vous… le taxi c’est « cher », le bus avec une valise c’est vraiment pratique et il faut surtout savoir le quel prendre et reconnaître le bon endroit où sortir. Après quelques recherches une volontaire s’est arrangée pour m’y accompagner. Les chipitas parée dans le sac pour en distribuer dans le bus. Après 6 heures de bus nous voilà à la frontière avec le Brésil, c’est impressionnant la proximité des pays limitrophes. Le vendredi était un jour férié, je pense que rares sont les personnes qui ont vu le microcentro de Ciudad Del Este autant vide, une vraie ville fantôme. Nous avons soupé de la pizza puis retour à l’hôtel. Le lendemain, le matin nous nous sommes dirigé à une chute d’eau « salto Monday ». Elle ne peut pas rivaliser avec les fameuses chutes d’Iguazu mais ca valait le détour. L’après-midi nous sommes allé à Itaipu, la plus grande centrale hydraulique du monde. L’entreprise se trouve sur la frontière entre le Brésil et le Paraguay. Le petit gag c’est de se trouver dans un des pays propriétaire cette énorme centrale électrique et que toutes les semaines il y a des coupures de courant… Après un bon moment de libre nous sommes retournés à Itaipu pour voir le show de lumière. C’était ridicule, on s’attendait à un SHOW et au final ils allument juste 2-3 lumières et on est reparti. Le dimanche je me réveille et j’entends le bruit de la pluie dehors… La pluie au Paraguay peut être forte mais courte mais il arrive aussi qu’elle dure deux trois jours. Manque de bol, il a plus toute la journée. Nous avons acheté ces pèlerines qui sont toujours trop cher pour un simple bout de plastiques. Puis la bande de sacs plastiques a affronté la pluie pour voir les chutes d’Iguazu du côté Breilien. C’était juste un cadre magique malgré le temps. Le soir lorsque nous sommes rentré ce fût un plaisir de se doucher à l’eau chaude. Le lundi c’était déjà le jour de rentrer. A partir de ce lundi il me restait exactement une semaine avant de recommencer les cours. Rien de mieux pour terminer ses vacances !_MG_0897

L’appréhension

Décembre, le début de mes vacances d’été qui vont durer jusqu’à la mi-février mais aussi un mois remplis d’évènements, remises de diplôme, anniversaire, mariage, noël, nouvel an. J’ai débuté mes vacances avec l’appréhension de m’ennuyer et de ne pas savoir comment occuper tout ce temps libre que j’allais avoir. Ceux ne sont donc pas les moments tranquilles qui manquent, je peux lire, dessiner, me baigner dans ma piscine, faire la sieste. Il reste néanmoins que je me trouve en Amérique du Sud est que trainer dans les rues reste quelque chose que mes parents d’accueil n’aiment pas trop que je fasse… donc pour voir des amis c’est plutôt à la maison ou au shopping ce qui est un peu moins fun. En réalité quand je dis amis je parle plus des autres étudiants d’échange que mes camarades de classe. Ma maman d’accueil m’a organisé des cours de pilate pour m’occuper un peu. Au mois de janvier je pars au Brésil!!

Un jour au CAMPO

dscn4553Ce dimanche, avec ma famille, on est allé au campo, ou dit en français, à la campagne pour l’anniversaire d’un de mes oncles. On s’est levé tôt pour pouvoir arriver à temps pour l’asado. Après une bonne heure dans la circulation de la capitale, on est petit à petit arrivé en zone rurale ; plus de bâtiment, seulement des champs à perte de vue parsemés de petites maisons simples. On s’est dirigé jusqu’au ranch de mon grand-papa d’accueil. Lorsqu’on est sorti de la voiture pour moi c’était le BON-HEUR. Je me sentais libre, voir le ciel à 180° avec juste rien aux alentours. Tout le stress de la ville était réduit aux chants des oiseaux, plus tard aux grondements d’un orage. Le ranch est entretenu par une famille, deux enfants en bas-âge et les deux parents. Ces gens vivent très, mais très simplement. Ils ont des poules, des lapins, des vaches, des chevaux, des cochons, des oies et un dindon. La partie du ranch où ils vivent, est dotée d’une cusinière à gaz, d’une salle de bain avec douche et toilettes et une chambre où ils dorment tous ensemble. Pendant que les hommes préparaient l’asado, que les autres invités faisaient causette, mon frère d’accueil et mes cousins étaient tout contents de faire les fous dans les champs avec le 4×4 d’un de mes oncles. Pour le dîner chacun était chargé d’apporter quelque chose, des assiettes, des couverts, des verres et aussi de la nourriture comme de la mandioca, des saucisses, de la salade, du riz ou des douceurs pour le dessert. Ça fait toujours du bien de passer du temps avec la famille et dans ce cadre ça rend le moment encore plus unique !

Olympiades

la directrice (ou ma maman d'accueil)

La directrice (ou ma maman d’accueil) lors de l’inauguration

Cet article traite des joutes ou olympiades dans les écoles au Paraguay. Dans la majorité des écoles s’organise un certain temps de compétition. Durant ce laps de temps, les étudiants sont séparés par couleur, le nombre et la manière de créer les équipes dépend de chaque école. Dans mon cas, il y avait 4 couleurs, noir, blanc, rouge et vert. Ceux de dernière année étaient mélangés avec les classes enfantines, les un peu moins grands avec les un peu moins petits, etc. Les objectifs principaux de ces joutes sont divers, intégrer tous les élèves dans un même projet, créer des liens entre petits et grands,entre élèves et parents et entre élèves et professeurs. Un autre objectif est la créativité; qui est mise à l’épreuve dans beaucoup de disciplines, danse, théâtre, peinture, safari. L’objectif le plus important est S’AMUSER, m’a dit la directrice.

La semaine qui a précédée celle des joutes était rythmée par des défis, en début de matinée,à la place de la prière et de l’hymne national. On a aussi du venir déguisé un jour à l’école. Sinon les cours se sont déroulés comme d’habitude. Le vendredi la directrice nous a donné la liste des choses à faire pour le safari. Le safari est une liste d’endroit à visiter, de choses ridicules à faire dans des lieux publics. Pour chaque chose il fallait une preuve vidéos, photos, audios… Nous avions tout le week-end pour les réaliser et gagner un maximum de points. On a donc commencé, le samedi à courir d’un endroit à un autre pour avancer dans nos défis.

Les joutes ont officiellement commencé le samedi par le safari.

Le lundi : inauguration. La directrice est arrivée dans la cours d’école en moto déguisée en rockeuse. Les autres professeurs avaient préparé une chorégraphie. Puis à suivis la compétition de poésie en guarani et en espagnol, puis une danse de la reine et du roi de chaque équipe et nous avons clos ce premier jour par la compétition de mathématiques.

Le mardi : tous les élèves se sont mis à l’œuvre pour un mural. Le thème du mural était les 25 ans du collège et pour ceux qui n’avaient pas la fibre artistique, il fallait aussi nettoyer la place autour du mur…

Le mercredi : CONGE (on en a profiter pour entrainer nos danses du samedi)

Le jeudi : débuté par la présentation des chorégraphies sportives, suivi de quelques jeux d’habilités, terminé par un tournois de foot pour les garçons et handball pour les filles.

Le vendredi : on s’est affronté en sciences, santé, histoire, géographie, culture générale et dictée. La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation de théâtre.

Le samedi : défilé, chaque équipe avait son camion, après un petit tour dans la ville on est allé à l’école pour la dernière épreuve qu’était la danse libre et paraguayenne.

Pour conclure ce type de joutes, compétitions ou olympiades sont pratiquées dans la majorité des écoles mais de manière très différente d’une à l’autre. La durée, les matières abordées, l’ambiance… je vous ai donc présenté le déroulement de cet évènement dans au sein de mon établissement. J’ai passé du bon temps et j’ai fait des bon rires.

(Les noirs alias les troyens ont gagné les joutes 2016)

Fête du folklore

Cher lecteur, chère lectrice,

Je vais profiter de ce jour pluvieux pour écrire un article. Samedi mon école a organisé un évènement pour fêter le jour du folklore.

Le jour du folklore est un jour qui rappelle aux paraguayens la richesse de leur pays et leur culture. A cet effet chaque classe traitait des aspects différents de la culture du Paraguay. Ils ont parlé des spécialités culinaires, des artisans, des élevages, des fêtes patronales, de l’histoire du Paraguay. Ils ont également montré des danses traditionnelles. On a même eu le droit à une petite danse de la directrice !! Tous les élèves présents portaient les habits traditionnels de l’époque. Certaines présentations étaient vraiment bien, celles en guarani étaient incompréhensibles.

J’ai gouté des spécialités culinaire. Je connaissais déjà bien les spécialités salées comme le mbeju, chipa guazu, la mandioca et les chipas. Au contraire je n’en avais jamais mangé de sucrées. Certaines étaient plutôt…particulières, par exemple du fromage paraguayen avec du miel ou de la purée de courge avec du fromage, du sucre et sel. Il y avait aussi des spécialités exquises comme les cacahouètes au miel, le riz au lait, le flan, des gâteaux et j’en passe. Leur viande est également très bonne et ils en profitent.

Ils ont également parlé du terere, une boisson typique du Paraguay. Cette boisson est pareille au maté si ce n’est que l’eau qu’on ajoute à la yerba est froide. Durant la guerre du Chaco, les soldats avaient soif mais ne pouvait pas boire l’eau tellement elle avait mauvais goût. Ils ont su faire preuve d’ingéniosité, mélangeant l’eau avec des herbes l’eau prenait une saveur un peu plus agréable. Ils ont gagné cette guerre et aujourd’hui encore une grande partie de la population se promène avec son thermo d’eau froide et son verre rempli de yerba. Rien de plus rafraichissant durant les chaudes journées.

DSCN4420L’artisanat est très varié. Les paraguayens travaillent la terre pour en faire des vases et des tuiles. Ils travaillent le bois pour en faire des meubles, des sculptures, des instruments de musique. Le cuire est traité pour faire des vestes, des valises, des chaussures. Les feuilles de palmier sont utilisées pour en faire des chapeaux, des sacs. Pour les amateurs de douceur il y a bien sur le coton avec lequel sont fait les hamacs, les nappes, les sets de tables. Bien sûr que je n’ai pas pu mentionner TOUT ce que font les artisans mais vous en avez un aperçu. Ce qui est aussi intéressant à savoir c’est que les spécialités sont par région ou plutôt par quartier. En allant à Encarnacion depuis Asunción, j’ai pu observer le long de la route : les stands de ballons de foot à perte de vue, pareil pour les stands de hamacs, les stands de poteries tous alignés mais le meilleur les stands de fraises à perte de vue !!

 

Voilà mon premier article pour vous donner une idée. D’autres suivrons !!