YFU Switzerland

JE VIENS DE VOIR UNE AURORE BOREALE!

C’est un rêve qui se réalise, et je suis tellement heureuse que ça fait une demie heure que je l’écris partout!
Waouh! ♡

Bonjour-bonjour!

Köping, le 7 mars 2013

Je suis au top de la forme, j’ai passé une super journée et on pourrait difficilement être de meilleure humeur!

La raison à tout cet enthousiasme?

Et bien, comme je vais en dernière année au gymnasium, c’est le moment pour mes amis de décider ce qu’ils vont faire plus tard. Mardi, des représentants des universités du pays sont venus dans notre école pour nous expliquer quelles filières on peut y étudier et “faire de la pub” (ils reçoivent de l’argent en fonction du nombre d’élèves qu’ils ont réussi à attirer!) et ce matin, c’était notre tour d’aller visiter la Mälardens Högskola, une université qui se trouve à Västerås (une ville à 40 km de Köping).

Après un petit bout de temps en autocar, à côté d’une Miriam plutôt négative, nous sommes donc arrivés au campus, prêts pour à peu près deux heures de visite.
Miriam est ma meilleure amie suédoise, qui trouvait la visite de l’uni inutile étant donné que
1. elle sait déjà ce qu’elle veut faire, c’est à dire aller étudier la musique;
et 2. les études de musique, même si elles sont proposées par l’école en question, ne seraient pas présentées parce que les cours ne sont pas donnés dans le même bâtiment (même si c’est dans la même ville).

Au début du voyage en car, une des conseillères d’orientation qui nous accompagnait nous avait donné un prospectus qui contenait tout ce qu’il fallait savoir pour aller aux présentations des différentes “filières”, en nous précisant que chacune durerait 45 minutes et que nous aurions donc le temps d’aller en voir deux.
Miriam et moi nous sommes donc décidées à aller voir celle sur la communication, l’illustration et le design, puisque c’est ce qui m’intéressait le plus (langues et art, la combinaison parfaite!) et une dont le titre était “Work with business or finance for the 21th century”, en se demandant si la présentation serait en anglais!

Mais puisque la première était plutôt ennuyante (45 minutes de blabla), nous avons eu envie (ou plutôt j’ai eu envie) d’un peu de chocolat (celui donné lors de la présentation ne m’ayant pas satisfaite par son goût et m’ayant ouvert l’appétit plus qu’autre chose!). Miriam et moi sommes donc allées à la recherche d’un distributeur.

Et c’est là que la partie amusante commence: dans le deuxième bâtiment, nous découvrons une foule de lycéens qui se pressent tout autour du hall, où sont installées des tables et panneaux avec tout ce que propose l’université, avec à chaque fois des étudiants prêts à parler de ce qu’ils font.
Nous nous faisons presque tout de suite aborder par quelqu’un qui nous propose un mug-thermos à condition qu’on lui dise quelque chose en une langue étrangère (pas bien difficile pour moi!). La personne en question nous dit même que nous pouvons aller chercher du café à la cafétéria, qu’il y a une réduction pour nous.
Et donc, après avec parlé avec plein d’étudiants (dont un allemand qui s’est fait un plaisir de parler allemand et français avec moi!), nous sommes allées acheter un café. Il était vraiment grand et en gros:

Miriam + Claire + abus de caféine ET de sucre = deux filles intenables

Quand j’y repense, heureusement que nous étions rien que les deux (à part dans le bus du retour et de retour à l’école), parce que nous étions sûrement plutôt pénibles pour toute personne qui ne serait pas dans notre état, à rire sans arrêt pour absolument rien. Miriam disait que les gens qui nous croisaient devaient penser que nous étions high, ce qui est fort probable. Ou alors vraiment stupides, en fait…

Mais peu importe, vi är esteter*, c’est une excellente excuse pour toute excentricité! 😀

Et puis le ridicule ne tue pas, surtout quand on s’amuse autant que je l’ai fait aujourd’hui!

(Oh, et sinon, j’ai eu des tas de compliments sur mon suédois et ça fait super-plaisir! Même une étudiante qui m’a dit qu’elle aurait pas deviné que j’étais pas suédoise, mais ça c’était juste parce que j’avais pas dit grand chose! 😉 )

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*Nous sommes les “estet” ( = ceux qui font l’estetiska programmet, le programme artistique de l’école)

Hé, les amis!

Köping, le 6 février 2013

J’ai une bonne nouvelle: je suis toujours en vie!

J’ai une autre bonne nouvelle: JE VAIS BIEN!
Je me suis pas fait dévorer par un ours ni par un élan (bon, pour ces derniers c’est pas très probable vu qu’ils sont herbivores) et je n’ai pas subit le même sort qu’Hibernatus non plus malgré la météo qui s’amuse à nous faire des petites feintes en passant sans cesse de -20°C à -2°C (et inversement)!

Pas de souci à se faire, donc.

 

Plus sérieusement, vous vous demandez sûrement ce qui m’est arrivé depuis la dernière fois que j’ai écrit (il y a trèèès longtemps, je sais. Excusez-moi!).

Vous allez être déçus: j’ai rien à vous raconter. Enfin, rien de particulier en tout cas.

Bien sûr, je pourrais vous parler de comment j’ai passé Noël et nouvel an, puisque je ne l’ai pas encore fait, mais ça paraît déjà tellement loin (et ça l’est), ça ferait un peu bizarre… non?

Je pourrais aussi vous raconter un peu ma vie, vous dire:

· Que mon horaire a complètement changé au semestre, après les vacances de Noël.
· Que j’ai maintenant des cours de santé et de religion.
· Que mercredi passé mon groupe d’ensemble et moi nous sommes ridiculisés devant toute la classe en interprétant une chanson que nous ne savions pas jouer. (Det var väldigt pinsamt.)
· Mais que malgré tout je fais des progrès en chant et en guitare.
· Que dans mon école, il y a une nouvelle étudiante d’échange qui est arrivée d’Australie il y a 2 semaines.
· Que je suis pourtant incapable de communiquer avec elle parce que si j’essaie de parler anglais, je parle en suédois. (Ce qui est bien, par contre, c’est que si j’essaie de parler en suédois, je parle en suédois aussi 😛 )

 

Enfin bref, donc comme la moitié de l’année est (déjà!) passée, je pensais plutôt faire une sorte de bilan pour que vous sachiez où j’en suis.

A commencer par la question que tout le monde se pose: comment ça se passe avec le suédois?

Quand les gens parlent, je comprends presque tout. Du moment que ça part pas sur des sujets avec du vocabulaire trop spécifique, en tout cas (parce que je n’ai pas encore des tonnes de vocabulaire non plus). Mais bien sûr, je n’ai pas de problème avec tout le vocabulaire qui tourne autour de la musique, puisque c’est ce que je fais tous les jours à l’école.

Je comprends aussi ce que je lis, en général. Je lis régulièrement le journal, et aussi des livres en suédois. En ce moment, des nouvelles avec l’école et de la littérature pour ados de mon côté (je suis pas trop fan du genre en général, mais comme c’est plus pour la détente, je préfère avoir un livre avec du vocabulaire un peu plus facile).

D’après les suédois, je parle bien aussi. On m’a dit plusieurs fois que j’ai une bonne prononciation, ce qui fait toujours plaisir à entendre, d’autant plus que les sons bizarres et “imprononçables”, c’est pas ce qui manque en suédois!
Ceci dit, fidèle à moi-même, je m’en demande beaucoup et je ne suis pas toujours satisfaite de mon niveau. Et je sais que je le ne serai vraiment que quand je parlerai couramment. Je sais, c’est exigeant. Mais j’ai de l’ambition, que voulez-vous? Quoiqu’il en soit, ceci m’a valu quelques baisses de moral (qui l’aurait cru?), mais c’est aussi ça qui me motive à me donner de la peine pour arriver à mon but!

Quant à l’écriture, évidemment c’est plus difficile (comme quand on apprend n’importe quelle langue étrangère). Mais avec un peu de temps et l’aide de quelques dictionnaires je m’en sors pas trop mal pour faire mes devoirs!

Ensuite, ma famille d’accueil.

Pas grand chose à dire si ce n’est que nous nous entendons toujours bien. Après, pour ce qui est de les considérer comme ma famille, c’est pas encore ça, mais bon, c’est normal que ça prennent du temps. Et j’ai encore 5 mois pour me rapprocher d’eux!

Et l’école?

Je m’y plais aussi beaucoup. Je suis toujours autant contente d’avoir décidé de faire le programme musique, mes cours sont vraiment bien. Je me suis aussi fait pleins d’amis, notamment dans ma classe qui est vraiment sympa.
Par contre, je dois dire que parfois j’aimerais bien avoir un horaire “à la suisse” quand même: une leçon qui tombe, ici, ça peut vouloir dire 3h d’attente avant la leçon suivante, ce qui est assez pénible.

Enfin, pour ce qui est de mes loisirs:

Tous les mardis soir, j’ai vais chanter dans une chorale de gospel avec Marianne. J’adore ça: non seulement c’est super de chanter, mais en plus tous sont vraiment gentils, Lina (la directrice) y compris. Il y a même une femme qui m’a proposé de me coudre une robe pour le bal de mon école!

Et comme c’est l’année des nouvelles expériences, j’ai décidé de commencer un sport que j’avais toujours voulu essayer: l’escrime. Bon, je perds tout le temps, ce qui me vaut parfois quelques bleus malgré la veste de protection, mais c’est quand même bien amusant! 🙂

 

Voili-voilà, je crois qu’il n’y a plus grand chose à dire pour le moment donc je vais “publisher” tout ça!
À bientôt les petits suisses (et autres inconnus)! 😀

Ha det bra!

Claire

PS: Si vous voulez me faire plaisir, laissez un petit commentaire!
Ça fait toujours plaisir de savoir qu’on est lu par quelqu’un d’autre que sa maman (un bec en passant!), et puis ça motive à écrire plus souvent, aussi!

Balade à vélo

Une des 78 493 raisons pourquoi la Suède est LE pays:

On va commencer par planter le décor.
Il est environ 17h, c’est la fin du mois d’octobre.
Je roule à bicyclette, avec mon père d’accueil et le chien.

Il fait froid, il y a du vent. Mes oreilles me font presque mal à cause du froid malgré mon bonnet. Mes gants, en revanche, sont plutôt efficaces, comme ma veste d’hiver et mon écharpe.
Ma vieille bicyclette qui casse pas de brique a de la peine à avancer. Elle grince, depuis ce matin, il fait trop froid je crois. Je devrai bientôt me résoudre à aller à pied à l’école. Quand il neigera.
Le petit ruisseau qui longe la route est gelé. Je sais que si je m’écartais un peu, si je quittais le vieux chemin de fer goudronné et que je mettais pied à terre pour marcher, alors j’entendrais le craquement des feuilles glacées sous mes pas.
À la place j’entends le vent. Et Balto qui aboie. Et ma bicyclette qui grince, de temps en temps.

Le soleil est déjà bas, la lumière est magnifique: une lumière de soleil couchant, un peu dorée, qui brille sur les feuilles colorées des arbres.
Et puis le ciel dont la couleur change doucement: d’abord orangé, puis rosé, violet à l’horizon, avec un beau dégradé qui part toujours dans les bleus plus haut dans le ciel.
Et la lune déjà levée qui brille au milieu de tout ça, de plus en plus voyante au fur et à mesure que la lumière change.

Mon nez coule, mes yeux pleurent un peu. Mon coeur bat un peu plus vite à cause de l’effort. Pourtant nous nous arrêtons assez souvent: le chien est un peu indiscipliné et cours partout, il faut le calmer.
Quand nous nous sommes assez éloignés de la route, nous faisons la course avec lui, plusieurs fois. Il gagne toujours, évidemment, mais quelle importance?

Nous parlons peu, le vent nous en empêche, mais ça ne me dérange pas, au contraire: je peux me concentrer sur le paysage. Il a suffit de quelques minutes pour quitter la ville depuis notre maison, et nous sommes maintenant dans la campagne: juste à côté de la route, un petit ruisseau longé par des arbres. Juste derrière, des champs, et plus loin une ferme de temps en temps. Une de ces belles fermes suédoises dont je ne me lasse pas.

C’était hier, c’était beau. C’était juste une balade, un instant du quotidien des suédois plutôt banal (pour eux en tout cas).
Je ne sais pas si ils se rendent compte de la chance qu’ils ont de vivre dans un si beau pays.

 

Une petite chanson dont le titre va plutôt bien avec mon excursion:
Edith Piaf –  Autumn Leaves (Les Feuilles Mortes) (La première chanson que j’ai apprise avec mon prof de chant quand je suis arrivée!)

 

Je n’avais rien pour prendre des photos, malheureusement, mais j’ai quelques clichés d’une autre sortie que j’ai faite il y a quelques semaines. Ils ne sont pas excellents, et la lumière n’était pas aussi belle, mais au moins vous pourrez voir à quoi ressemble la balade!

 

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Et une dernière photo, prise au centre de Köping celle-ci, mais qui a des belles couleurs d’automne aussi:

PS: Merci, merci Papa et Maman, sans vous tout ça ne serait pas possible! ♡♡ *-*

Skolan

Köping, le 9 octobre 2012

Hej!

Tout d’abord, j’aimerais préciser que j’ai décidé d’écrire ce post pour vous décrire mon quotidien, pas parce que j’ai vécu un événement exceptionnel qui mérite d’être partagé au monde entier par l’intermédiaire d’internet, donc attendez-vous pas à ce que ce soit super intéressant. C’est juste que tellement de monde me demande comment ça va en Suède, et à chaque fois, soit je dis que tout va bien et je donne aucun détail (ce qui peut être frustrant pour la personne avec qui je parle), soit je donne tous les détails de ce qui est différent de ma vie en Suisse, ce qui est assez pénible pour moi (parce que ça fait pas mal de choses, quand même)!

Donc je me suis dit que je pourrais vous décrire ma vie quotidienne, notamment mon école, qui est assez différente de ce qu’on connaît en Suisse. (J’aurais des tas d’autres choses à vous raconter, bien sûr, mais comme j’ai une fâcheuse tendance à écrire bien plus que nécessaire, je vais essayer de me limiter un minimum aujourd’hui.)

Alors tout d’abord, il faut que vous sachiez qu’en Suède, il n’y a pas plusieurs sortes d’écoles après les 9 ans obligatoires. Et il n’y a pas non plus un système d’options comme nous avons en Suisse. A la place, il y a ce qu’on appelle des programmes. Mais d’après ce que j’ai pu comprendre, il y a beaucoup de sortes de programmes dans toute la Suède. Et chaque école propose plusieurs programmes (pas tous), parmi lesquels les élèves peuvent choisir. Mon école est donc à la fois un lycée/collège/gymnase normal qui prépare à l’université (avec un programme sciences humaines, un programme sciences naturelles, et probablement d’autres programmes plus spécifiques dont j’ignore l’existence), et une école professionnelle (école d’infirmières, école d’hôtellerie, école technique, et que sais-je-encore).

Et parmi tout cela, il y a le Estetiska programmet. Mon programme. C’est le programme artistique, au sein duquel il y a deux “spécialisations”: esthétique et médias (dessin, sculpture, photographie, …) et musique. Je suis dans ce dernier, ce qui fait que j’ai presque que des leçons de musique (8 heures par semaine): leçons personnelles de chant et de guitare (le chant étant mon premier instrument, ma leçon dure 40 min. et celle de guitare 20 min.), gehörs- och musiklära (solfège et entraînement à écrire les mélodies et rythmes que l’on entend), ensemble (jouer des chansons par petits groupes), sceniskt musikprojekt (création d’un spectacle pour la fin de l’année), et chorale.

A côté de ça, j’ai une leçon qui s’appelle art contemporain, qui est un peu un mélange entre théorie et pratique. Par exemple, nous avons passé quelques leçons à parler de la différence entre le plagiat et le fait de s’inspirer ou de faire hommage à un artiste, et ensuite nous avons dû soit  faire une reprise d’une chanson, soit re-filmer un extrait de film (ou analyser un film et son remake), soit redessiner/peindre un tableau ou une image connue. J’ai décidé de faire une reprise de Sweet Dreams de Eurythmics avec deux personnes de ma classe, et nous avons dû montrer ce que nous avons fait en live au reste de la classe (c’était pas aussi bien que quand on répétait, mais c’est pas grave)!

J’ai aussi de l’art (dessin/peinture/…) une fois par semaine, samhällskunskap (connaissance de la société, ou instruction civique en français) et enfin, du suédois. Pour cette leçon, je suis avec les immigrés et non avec ma classe, donc même si la plupart parlent déjà suédois sans trop de problèmes, c’est plus à mon niveau et j’arrive à suivre ce qui se passe (de mieux en mieux). Nous lisons en ce moment Mio, min Mio, de Astrid Lindgren, l’auteur de Pippi Långstrump (Fifi Brind’acier). C’est un livre pour enfant, donc le vocabulaire n’est pas trop difficile et je comprends assez bien sans devoir utiliser le dictionnaire tous les deux mots, ce qui est vraiment pas mal!
A propos du suédois, j’ai pas l’impression de progresser des masses au quotidien, mais quand j’y réfléchis, je sais que c’est le cas (dire que j’arrive à comprendre les gens quand ils me parlent alors qu’il y a moins de 2 mois tout était du charabia et que j’ai “rien fait” pour faire des progrès en suédois, c’est fou!). Bon, j’ai encore de la peine à m’exprimer, par contre, mais je sais que ça viendra, et même si il y a eu un petit moment pendant lequel je me frustrée de pas pouvoir communiquer, c’est passé, et maintenant je suis contente et fière de pouvoir constater où je suis arrivée en si peu de temps et je suis plus confiante en moi (les compliments des suédois qui me disent que je parle bien ça aide!)

Voilà pour mes cours. Mais il y a encore plein de choses à dire à propos de mon école (je vais essayer de faire court, promis!): par exemple les élèves plus jeunes que moi ont tous reçu un mac au début de l’année ou de l’année passée, et ils se baladent avec pendant les pauses. Et il y a le wifi (ça c’est vraiment génial, je dois dire) et facebook n’est pas bloqué donc ils peuvent aller dessus pendant les cours!
Et aussi, l’horaire ne se présente pas du tout comme chez nous: il n’y a pas de “grille” horaire ou toutes les leçons durent 45 minutes, et nous avons tous nos pauses en même temps. Ici, chaque leçon a une durée différente, et les pauses aussi: je mange en général vers 11h10 (plutôt que 12h30, ça me change!) et une fois par semaine, j’ai une pause qui dure 3 heures à midi, et comme ici on reçois le repas gratuitement à l’école, en général les élèves ne rentrent pas chez eux même pendant les longues pauses, donc en gros je reste 3 heures à l’école sans rien faire (ou plutôt à m’occuper comme je peux).

Sinon, je vais quand même finir par parler (un tout petit peu) de ce que je fais de mon temps libre pour ceux que ça intéresse: je fais partie d’une chorale avec Marianne (ma mère d’accueil, vous vous souvenez?) un soir par semaine. Et j’ai essayé l’escrime, aussi, et ça m’a bien plu, donc je vais probablement continuer (les termes tous en français, avec l’accent suédois, j’aime bien! :P)

Voilà voilà, j’ai finis mon roman (encore plus long que la dernière fois), merci d’avoir eu le courage de me lire jusqu’au bout! 🙂

Hej då!

Claire

PS: Si vous avez des questions à me poser (à propos de mon école ou autre chose), n’hésitez pas, les commentaires sont aussi là pour ça! 🙂

Claire i Sverige

Köping, le 29 août 2012

Bonjour tout le monde !

Je voulais vous parler du début de mon échange en Suède (il s’est déjà passé beaucoup de choses!) mais avant de commencer, je vais quand même me présenter brièvement car il y peut-être des gens ici qui ne me connaissent pas! 🙂

Donc je m’appelle Claire, j’ai bientôt 18 ans (en octobre) et je viens de La Chaux-de-Fonds, une ville d’environ 38 000 habitants près de la frontière française. C’est là que j’ai grandi avec mes parents et mes frère et soeur, Paul et Anne (22 et 21 ans).

Mais j’ai décidé de quitter ceux-ci et bien d’autres encore pour passer un an en Suède en temps qu’étudiante d’échange avec YFU, afin de découvrir ce pays nordique qu’est la Suède, avec sa culture, sa langue et tout ce qui va avec. Je me suis donc rendue le 15 août  à Zurich pour m’envoler vers de nouvelles aventures, ou plus concrètement Stockholm.

C’est là-bas que j’ai commencé mon année, dans un Arrival Camp avec tous les autres étudiants d’échange qui seront en même temps que moi en Suède : 72 jeunes qui viennent de tous les continents. C’était passionnant de faire connaissance avec tout ce monde, et il y avait vraiment une bonne ambiance. En plus, nous étions près d’un lac dans lequel nous pouvions nous baigner matin et soir, et le lieu était magnifique. Seul problème, nous avions seulement 4 douches. Pour 72. Autant dire que c’est peu. Bref, le fait est qu’avant de partir, j’étais un peu partagée entre la volonté que ça continue et l’envie que mon année d’échange, la vraie, commence enfin avec la rencontre de ma famille d’accueil.

J’ai donc pris le train, seule, pour Köping, une petite ville d’environ 25 000 habitants, où je devais retrouver ma famille d’accueil, qui est venue me chercher à la gare. C’est bête, mais j’avais peur de louper l’arrêt de train, ou de descendre trop tôt. Il faut dire qu’il y a pas mal d’endroits en Suède dont le nom contient Köping. Du coup, j’avais peur de descendre au “faux Köping”. Heureusement pour moi, il y avait des panneaux indiquant le prochain arrêt comme en Suisse et je ne me suis pas trompée. J’ai donc rencontré Jörg et Marianne, mes parents d’accueil, qui m’ont emmenée chez eux tout en me montrant par la fenêtre ce que je pouvais voir de la ville sur le chemin de la maison. Chez eux, j’ai rencontré leur fils, Ambjörn, qui a mon âge, mais pas leur fille Anna qui est déjà partie pour son année d’échange aux USA. Et j’ai aussi fait connaissance avec le chien, Balto. Mon premier animal de compagnie. Le premier contact est très bien passé (et passe encore très bien), nous nous entendons bien et je crois que ça va bien se passer avec eux (j’espère en tout cas!).

Après un dimanche passé en grande partie chez Ikea (le premier magasin dans lequel je suis entrée ici! 😀 ) et d’autres magasins, je me suis préparée pour mon premier jour d’école, dans la classe de 3ème année du programme musique au Ullvigymnasiet. Le premier jour d’école, c’est ce qui me faisait le plus peur, je dois dire. J’avais peur de devoir y aller toute seule et surtout de me perdre, de devoir expliquer que je suis étudiante d’échange, me présenter en suédois, et je me faisais pleins d’histoire de ce qui pouvait mal se passer.

En fait, tout s’est très bien passé. Je me suis rendue à l’école avec Marianne (ma mère d’accueil) un peu avant mon premier cours, parce que j’avais rendez-vous avec la femme qui s’occupe entre autres des horaires des élèves et la prof de français de l’école. Ensuite, Marianne est repartie et Anna (celle qui fait les horaires des élèves) m’a fait visiter l’école, et m’a emmenée dans ma classe. Je me suis présentée moi-même (en anglais) et la journée de cours a commencé.

J’ai la chance d’être tombée dans une classe vraiment sympa qui a fait (et fait encore) des efforts pour m’intégrer. Tout le monde (profs et élèves) fait l’effort de parler avec moi en anglais (ce qui a aussi du mauvais, à vrai dire, puisque ça m’aide pas vraiment à apprendre le suédois). Mais du coup, je comprends plus ou moins ce qui se passe en cours et je m’ennuie pas trop, la plupart du temps. Ceci dit, comme vous le savez je fais le programme musique, donc c’est un peu différent et je dirais probablement pas la même chose si j’avais des vraies leçons toute la journée.

Bref, j’ai pas grand chose de plus à dire, je crois (pour le moment !) donc je vais vous laisser après avoir écrit ce long roman 😉

A bientôt !

Claire