YFU Switzerland

Adrien, Estonie 2010/2011

Comment es-tu entré/e dans dans cette aventure?

J’avais reçu des guides de voyage sur l’Estonie que j’avais lu de bout-en-bout et j’avais aussi tenté d’apprendre quelques mots en estonien grâce à un tout petit dictionnaire estonien-français que j’avais miraculeusement trouvé! Mais je n’avais pas appris grand chose et c’est en sachant dire ”bonjour”, ”merci” et ”au revoir” que je me suis envolé vers le petit pays Balte! C’est drôle, quand je relis les mots que j’avais vainement tenté d’apprendre avant de partir et qui me paraissaient si dure à prononcer, ils sont si simple et évident aujourd’hui!

Comment s’est passé l’accueil dans ta famille (d’accueil)?

Ce fut tout simplement génial! Durant toute la durée de l’année, on a passé de merveilleux moment de partage, on passait de soirée entière à table à discuter des différences entre nos deux clutures et ce qui les rapprochaient ou à apprendre la langue de l’autre! Le fait que je parle estonien aujourd’hui, je le leur doit entièrement, tout comme eux-même savent à présent quelques mots de français (qui sonnent si joli avec leur accent!).
Maintenant que je suis rentré en Suisse, on a encore des contactes par e-mails ou par lettre. C’est toujours un si grand plaisir de reçevoir des nouvelles de ce lointain pays balte!

Quelle était ton aventure/ton expérience la plus impressionnante ?

Comme l’Estonie se trouve très au Nord, il y a une grande différences entre les jours et les nuits que l’on soit en hiver ou en été. Et le 23-24 juin, durant la nuit la plus courte de l’année, les Estoniens fêtent ce qu’ils appellent ”Jaanipäev”. Autour d’un immense bûcher, ils dansent, parlent font des jeux durant toute cette nuit qui ne vient finalement jamais, pour continuer directement avec le jour suivant… Et cette fête fut vraiment un souvenir fabuleux, que je me suis promis de fêter avec eux en Estonie l’année prochaine!

Combien de fois et de quelle manière avais-tu contact avec ta famille biologique pendant ton année d’échange?

On avait établit une sorte de code qui établissait qu’on se téléphonait un fois tout les trois semaines. Cela suffisait à se donner des nouvelles sans toute fois tomber dépendant de cette connexion.
On a utilisé Skype seulement deux ou trois fois par année avec toute la famille réunis, moment de rigolade intense, quand chacun se mettait à faire défiler toute sorte d’objet devant la webcam!

As-tu encore des amis d’avant ton année d’échange?

Oui, la plupart sont resté aussi proches qu’avant, bien que quelques uns me soit aujourd’hui plus éloigné. J’ai intégré le même cercle d’amis, bien que celui-ci ait beaucoup changé et évolué durant l’année d’échange, et je m’y sens aujourd’hui parfaitement réintégré!

Comment as-tu passé ton temps pendant l’année d’échange ? Avais-tu un hobby spécial ou une branche scolaire spéciale?

J’étais partit du principe que du moment que je partais pour une année hors du commun, il fallait que j’essaye le plus de chose différent de ce que je faisait en Suisse. J’ai donc testé plusieurs hobby différents, que ce soit dans un groupe (un peu étrange, je dois bien l’avouer) qui se spécialisait dans le jonglage du feu (je fais du cirque en Suisse depuis 10 ans), dans un groupe de danseur de rue (plus jamais de la vie :-)) ou dans le ski de font (à -30 degrés, c’est unique!)! Mais après avoir vus beaucoup de chose, je me suis finalement lançé dans la photographie. J’habitais en pleine campagne l’Estonie est un pays juste magnifique, avec ses lacs, ses immenses arbres qui tendent si loin vers le ciel, sa Mer Baltique hypnotique… Bref, c’était un merveilleux sujet et je ne me lassais pas d’y faire de grande ballade, appareil photo en main!

Quel thème national/international ton pays d’accueil a-t-il spécialement abordé pendant l’année d’échange?

Tout les quatre ans, les Estoniens organisent un immense festival de chant appelé ”Laulupidu” et il s’est trouvé que cette année-là, il était au programme! Réunissant des millier de personne dans une place construite exprès pour ça, la plupart des chants se chantent d’une seul et même voix. C’est pour cela que toutes les chorales et habitants s’entraînent à chanter ces chants pour cette occasion! Ces chants ont donc accompagné mon année d’échange et c’est avec grand plaisir que je les écoute encore aujourd’hui.

Main sur le coeur: Est-ce que tu es tombé/e amoureux/euse de ton année d’échange? De ton pays d’accueil ? de la nourriture ? ou d’une personne ? Qu’est-ce qu’il en est devenu?

Je suis tombé amoureux de la liberté et de l’indépendance dont je jouissais en Estonie. Ma famille n’était pas du genre à mettre beaucoup de limite et comme je n’avais pas de devoirs à faire à l’école, je pouvais disposé de mon temps libre comme je l’entendais.

Une autre liberté que j’ai énormément apprécié est celle d’arriver dans le pays et de pouvoir tout recommencer à notre guise. Ne connaissant personne, personne ne me connaissant, je pouvais tout redécouvrir et construire ainsi sa vie, jour après jour… liberté qui s’est évidemment estompé à fure et à mesure que l’année d’échange se poursuivait et que je connaissais de mieux en mieux mon environnement. Mais c’est avec fiérté qu’on l’a voit disparaître, car ça prouve que l’on avance!

Comment ton année d’échange a-t-elle influencée ta vie d’aujourd’hui?

Comme cela fait à peine une demi-année que je suis revenus, j’ai l’impression que mon année d’échange est présente dans chacun de mes pas. J’ai le sentiment que tout à changé depuis que je suis revenus, que j’ai ouvert les yeux sur un monde qui m’était avant obscurcit par je ne sais quelle méconnaissance. Je me sens aujourd’hui beaucoup plus sûr de moi, beaucoup moins étouffé par la peur de ce que les autres pensent de moi, beaucoup plus”moi”… Bref: MERCI YFU!

As-tu travaillé en tant que volontaire de YFU après ton retour ? Combien de temps ? à quel poste ?

Oui, à quelques occasions. J’ai interviewé une fille qui part aux USA et ce fut une intéressante expérience, surtout que le deuxième interviewer, était celui qui avait mené mon interwiev l’année d’avant! Ca a fait remonter bien des souvenirs!

Sinon, il y avait le ”Choose Your Country Day” à Lausanne et j’y ait participé pour présenter l’Europe. Ce fut une chouette journée, bien que l’envie de retourner en Estonie était plus présent que jamais, à force d’entendre parler YFU!

Je le dis et redis: Partir en Estonie durant une année a été la meilleur décision que j’ai eu à prendre de ma vie jusqu’à présent!